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Grenoble, Chambéry, Annecy... la mobilisation contre la réforme du droit du travail soutenue par Myriam El Khomri

La fronde contre le projet de réforme du droit du travail se traduit dans la rue, où plusieurs organisations de jeunesse et syndicats appellent à la mobilisation pour demander le retrait du texte, au cours d'une journée marquée aussi par une grève des cheminots. 

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 09/03/2016 | 12:52, mis à jour le 09/03/2016 | 18:26
Devant la préfecture de l'Isère à Grenoble © Marie Michellier

© Marie Michellier Devant la préfecture de l'Isère à Grenoble

Les manifestations et grèves tous azimuts "contre la casse du code du travail" ont touché les principales villes des Alpes. 

A Grenoble, le rassemblement, -initialement prévu à 13h30 place de Verdun-, a débuté bien plus tôt à l'appel des organisations de jeunesse (Unef, SGL, Unl et Fidl pour les lycéens), avec le soutien d'organisations politiques de la jeunesse (Jeunes communistes, Parti de gauche, Europe Ecologie-Les Verts ...). Le cortège s'est ensuite rapidement étoffé à l'appel des organisations syndicales (CGT, FO, FSU...).

Images et réactions sur la manif grenobloise
Manif de Grenoble contre la "loi travail"

Au final, près de 5.000 personnes ont défilé dans la capitale des Alpes. A titre de comparaison, ils étaient 7.000 à Lyon. 

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En Isère, d'autres rassemblements ont réuni près de 500 personnes à Bourgoin-Jallieu, 250 à Vienne.

La contestation contre la "loi travail" se cristallise sur la réforme du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. Deux mesures perçues comme des concessions au patronat, et qui font craindre une hausse des licenciements.

Près du lac d'Annecy, la manifestation était "massive", près de 1.500 personnes. 



A Chambéry, le rendez-vous était donné à 14 heures aux Eléphants, le cortège a réuni près de 3.000 selon les syndicats. Chambéry où les blocages de lycées se sont multipliés durant la matinée.

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Les jeunes, déjà durement confrontés à la précarité dans le monde du travail, estiment qu'ils seront les principales victimes de la réforme qui va leur imposer "la fexibilité à vie". Beaucoup évoquent la révolte contre le CPE, il y a 10 ans, qui avait fait plier l'exécutif sur ce contrat "première embauche" destiné aux moins de 26 ans assorti d'une période d'essai particulièrement longue.

En attendant, face à la bronca, avec notamment une pétition revendiquant plus d'1,2 million de signataires, le gouvernement a reporté au 24 mars la présentation du projet.

Hasard du calendrier, la SNCF est aussi en grève pour des motifs internes (conditions de travail, salaires), ce qui a entraîné une matinée vraiment compliquée pour des usagers qui n'avaient pas prévu. 

Reportage Bernard Portugal et Frédéric Pasquette
Une journée de grève et de manif à Chambéry

Intervenants: des usagers des transports et Ismaël Hbani, Secrétaire Général Union Nationale Lycéenne

 

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