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Procès de "l'Araignée" à Colmar : Philippe Tolila condamné à la prison à perpétuité avec 22 ans de sûreté

La Cour d'assises de Colmar a condamné Philippe Tolila, violeur en série surnommé l'"Araignée", à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Elle a suivi les réquisitions du parquet.

  • AFP
  • Publié le 03/04/2014 | 09:10, mis à jour le 04/04/2014 | 19:36
Le procès se tient à huis clos © AFP
© AFP Le procès se tient à huis clos
Philippe Tolila, dit "l'Araignée", un violeur en série qui a déjà passé 24 ans en prison, a été condamné vendredi à Colmar à la réclusion à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté, à l'issue de son procès à huis clos pour un nouveau viol. Le verdict de la cour d'assises du Haut-Rhin est conforme aux réquisitions du parquet, après deux jours de débat qui ont posé la question de la difficile prévention de la récidive. 

Philippe Tolila, qui à 51 ans a déjà passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, a été reconnu coupable d'avoir, en janvier 2012 à Mulhouse (Haut-Rhin), violé sous la menace d'une arme une jeune femme vulnérable hébergée dans le même foyer que lui, qu'il avait surprise dans son sommeil. Il s'était ensuite enfui par la fenêtre, en équilibre sur la corniche. Devant la Cour, l'accusé de 51 ans a "souhaité s'excuser" auprès de la victime, mais il "n'a pas fourni d'explications, il a seulement évoqué des "pulsions", a précisé Me Hervé Kuony, l'avocat de la jeune femme.

Au moment de ce nouveau viol, Philippe Tolila était en libération conditionnelle depuis quatre mois, après 24 ans passés en détention. Il avait été condamné à perpétuité - peine assortie de 15 ans de sûreté - en 1990 à Pau, pour avoir violé onze femmes entre 1985 et 1987, à Biarritz et à Paris. A l'époque, le violeur, qui avait créé une véritable psychose sur la côte basque, avait gagné ce sobriquet d'"araignée" car il pénétrait de nuit chez ses victimes sans jamais fracturer les portes, mais en escaladant les façades des immeubles. Puis il surprenait les femmes dans leur sommeil, et les violait sous la menace d'une arme.

En septembre 2011, il a bénéficié d'une libération conditionnelle à la suite de plusieurs expertises concluant qu'il ne présentait plus de dangerosité, et a bénéficié immédiatement d'un placement dans un foyer de Mulhouse, où il a commis ce nouveau viol.

Le point sur la première journée

La première journée du procès de "l'Araignée"


Rappel des faits

Rappel des faits


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