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Dordogne : les pépinières Desmartis menacées

Le principal actionnaire de l'entreprise vient de décider la vente de son site dans le Bergeracois. Coup de semonce sur l'avenir des 110 employés de l'entreprise. La pépinière est l'un des plus gros employeurs privé près de l'agglomération. Jardiland laisse six mois à un repreneur pour se manifester

  • Par Bertrand Lerossignol
  • Publié le 30/04/2014 | 11:49, mis à jour le 30/04/2014 | 12:23
Le site de production est plus que centenaire, l'entreprise a du potentiel, en matière de production et en expertise par l'expérience du personnel. Les pépinières Desmartis perdent leur actionnaire principal qui vient de mettre en vente la structure du Bergeracois. © France 3 aquitaine
© France 3 aquitaine Le site de production est plus que centenaire, l'entreprise a du potentiel, en matière de production et en expertise par l'expérience du personnel. Les pépinières Desmartis perdent leur actionnaire principal qui vient de mettre en vente la structure du Bergeracois.
Depuis 1900, l'entreprise Desmartis fait partie de l'espace industriel dans le Bergeracois. La cession de l'entreprise n'est pas sans inquiéter les salariés, 110 personnes en emplois directs, plus en emplois induits. L'actionnaire principal ne veut plus assumer la baisse d'activité, elle met en vente le site pour permettre à l'activité de rebondir.

1993, Jardiland arrive dans le capital

Le secteur est très sensible aux fluctuations du marché, au désir d'acheter des consommateurs, aux modes dans la culture, l'entreprise est aussi tributaire de la météo. Les courbes comptables ont eu raison de la gestion originelle, en 1993, l'entreprise est en vente. Jardiland reprend l'activité comme source d'approvisionnement. Le marché se restreint, parce que propriété de Jardiland, la concurrence de la marque ne commande plus sur Bergerac. Encore récemment, l'activité connaît une baisse.

2014, Jardiland s'en va

Le principal actionnaire ne souhaite plus éponger les pertes dues aux baisses d'activité récurrentes. Les pépinières Desmartis plombent le passif de Jardiland. Le nouveau directeur est venu annoncer aux salariés les raisons de la vente, de stimuler les employés dépités par un argument d'espoir. Le fait que Jardiland quitte l'entreprise donnera de l'allant aux concurrents directs de la marque. En effet, dans la cession, la direction voit un rebond possible avec des commandes plus diversifiées. Les salariés restent inquiets, trouver un repreneur n'est pas garanti. Jardiland donne six mois à un repreneur pour se manifester. Le délai passé serait sanctionné par une cessation d'activité, difficile de l'envisager pour les salariés.

Dordogne : les pépinières Desmartis menacées

Interviennent dans ce reportage:
-Thierry Sonalier, Président du Groupe Jardiland
-Sébastien Brousse, Délégué Syndical

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