Beppe Grillo condamné de la prison ferme pour s'être opposé au Lyon-Turin

archives janvier 2014 / © AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS
archives janvier 2014 / © AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS

Beppe Grillo, le leader du mouvement italien cinq Etoiles (M5S) a été condamné ce lundi 03 mars par le tribunal de Turin à quatre mois de prison ferme pour avoir brisé les scellés du chantier du TGV Lyon-Turin. Le procureur avait requis une peine de neuf mois de prison à l'encontre de l'humoriste.

Par DM (avec AFP et corriere.it)


Beppe Grillo a également écopé d'une amende de 100 euros. Dix autres militants opposés à la construction de cette ligne ont également été condamnés à des peines allant jusqu'à neuf mois de prison. Les faits remontent au 5 décembre 2010. Onze autres personnes ont été relaxées. 

"Votre solidarité est d'une grande aide. Je n'abandonnerai pas. C'est nous qui vaincrons", a commenté Beppe Grillo sur son compte Twitter.

Son avocat et neveu, Me Enrico Grillo a expliqué qu'il attendait "les motivations du tribunal avant de prendre la décision de faire appel ou non". Pour le dirigeant historique des "No-TAV", Alberto Perino, condamné lui aussi ce lundi à quatre mois de prison ferme"une condamnation aussi lourde, pour un délit de ce type, est un cas unique en Italie". "Cela illustre bien le climat de chasse aux sorcières qui existe", a-t-il souligné.

A la lecture de la sentence, une partie du public s'est levée pour protester et brandir une banderole demandant "Que l'on cesse de faire main basse sur le Val de Suse", où passera la ligne ferroviaire.

La lecture de la sentence et les réactions, vidéo ci-dessous (source : corriere.it)


Le 15 janvier dernier, trois responsables du mouvement opposé au TGV Lyon-Turin avaient été condamnés à verser près de 200 000 euros de dommages et intérêts pour avoir mené des actions contre le chantier.


Rappels ...

Lancé en 2001, le projet Lyon-Turin a pris du retard et sa mise en service est prévue au plus tôt en 2025/26. Selon ses promoteurs, cette "autoroute ferroviaire", projet stratégique dans le cadre du réseau européen. Elle doit permettre de libérer les routes d'un million de camions par an et d'éviter l'émission de trois millions de tonnes de CO2 par an. Jugé en revanche trop coûteux, destructeur de l'environnement et inutile par ses détracteurs, ce projet a été la cible de nombreuses attaques, avec des manifestations parfois violentes côté italien.

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