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L'AFS cherche des familles pour accueillir des étudiants étrangers

Tobias vient de Norvège et a été accueilli un an chez Manuel, Agnès et leurs deux enfants
Tobias vient de Norvège et a été accueilli un an chez Manuel, Agnès et leurs deux enfants

Chaque année, grâce à l'association AFS, des familles françaises accueillent des étudiants venus des cinq continents pour vivre une année à la française. La rentrée scolaire est pour le 7 septembre et 40 lycéens n'ont toujours pas trouvé de famille. L'AFS cherche donc des volontaires.

Par Raphaëlle Besançon

AFS Vivre Sans Frontière, une association à but non lucratif, lance un appel pour accueillir des lycéens étrangers le temps d'une année scolaire. Actuellement, une quarantaine de jeunes n'a toujours pas trouvé de familles alors que la rentrée est le 7 septembre, mais Géraldine Périllat, secrétaire à AFS Pays de Savoie, rassure "C'est normal à cette période, ça arrive souvent. Les familles ont souvent du mal à franchir le pas."

Agnès Vérin, femme au foyer et mère de quatre enfants, n'a pas hésité longtemps. Lorsqu'elle était enfant, ses parents accueillaient déjà des jeunes étrangers. Un jour, sa fille de 14 ans lui a fait part de son envie d'aller au Japon. "Je trouvais qu'elle était encore un peu jeune. Je connaissais AFS alors j'ai décidé d'accueillir une Japonaise." C'était en 2010. Depuis, elle a également accueilli un Norvégien et un Péruvien, parti en juin dernier.

Il n'y a pas de critères particuliers pour accueillir un jeune. Les familles peuvent vivre en campagne ou en ville, avoir plusieurs enfants ou aucun, être active ou à la retraite, peu importe. Géraldine Perillat explique "Le principe, c'est la plongée dans une nouvelle culture. On demande aux jeunes de rester ouverts. Ils vivront forcément quelque chose auquel ils ne s'attendent pas et c'est le but."

Des dossiers doivent tout de même être remplis de part et d'autre. Les bénévoles se chargent de faire correspondre les demandes. Par exemple, la famille d'Agnès qui vit à Aix-les-Bains, a indiqué dans la case "loisirs" aimer le ski, les randonnées et le sport en général. L'AFS a donc trouvé un lycéen intéressé par ce genre de loisirs.

"On communiquait en faisant des dessins"

Une fois sur place, le jeune est plongé dans la culture française. Dans sa brochure, l'AFS demande aux familles de ne rien changer à leurs habitudes et de considérer le lycéen comme un membre de leur famille. Agnès se souvient dans un sourire des premiers temps du séjour de l'étudiante japonaise "Elle ne parlait pas du tout Français et assez mal Anglais, donc on communiquait en faisant des dessins. C'était assez fatigant, j'avais l'impression d'avoir un deuxième bébé à la maison." Et puis, la lycéenne a progressé. Elle a même cuisiné pour leur faire partager un peu de sa culture. Eux, ont dû s'adapter au fait qu'elle ne buvait pas du tout d'alcool. C'est interdit aux jeunes de moins de 20 ans au Japon. Elle n'a donc pas mangé la fondue qu'ils lui avaient préparé à cause du verre de vin qu'elle contenait.

Certaines années, Agnès n'accueille pas. "On fait des pauses, c'est important de se retrouver entre nous aussi. Mais je n'arrête pas pour autant. L'année prochaine on recommence" assure-t-elle.

L'aspect financier peut freiner certaines familles mais l'association et les parents du jeunes se chargent de la majorité des frais: billet d'avion, loisirs, frais médicaux, assurance... La famille française doit seulement offrir le gîte et le couvert au jeune pendant un an. 
Pour plus d'informations, la brochure de l'AFS est disponible en ligne et l'association est joignable au 01 45 14 03 10.

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