50 ans des JO de Grenoble : les anciens ouvriers immigrés à l'honneur

Construction de la patinoire olympique de Grenoble en 1966
Construction de la patinoire olympique de Grenoble en 1966

Dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de ses Jeux Olympiques de 1968, la Ville de Grenoble prépare une exposition de portraits d'ouvriers qui ont participé aux chantiers de construction. Un appel à témoignages a été lancé. 

Par Marion Feutry

Le Palais des Sports, l'anneau de vitesse, le tremplin de saut de Saint-Nizier du Moucherotte... Autant d'équipements devenus emblématiques des Jeux Olympiques d'Hiver de 1968. Pour la première fois, cinquante ans après, les petites mains qui ont oeuvré à leur construction seront à l'honneur dans une exposition en février 2018.

Actuellement en préparation, cette exposition consistera en une série de portraits photographiques et de témoignages des ouvriers étrangers qui ont participé aux chantiers de construction. Elle sera présentée à la Maison de l'International de Grenoble, dans le cadre des 50 ans des JO de Grenoble.

Chantier de la patinoire olympique.
Images diffusées par l'ORTF le 27 octobre en 1966.

Une reconnaissance tardive


Ancien grutier sur le chantier de l'anneau de vitesse de Grenoble, maçon au Village Olympique ou sur la piste de bobsleigh de l'Alpe d'Huez... Ces hommes de l'ombre passeront dans la lumière sous l'objectif du photographe grenoblois Bernard Meric.

"Les gens sont enthousiastes. Ils n'ont pas forcément envie de reconnaissance mais le fait est qu'on ne les a jamais reconnus pour le travail qu'ils ont fait", explique Bernard Meric.

Beaucoup ont quitté leur pays pour travailler sur ces chantiers. En 1965, lorsque les travaux ont démarré, ils avaient un vingtaine d'années. "Ils sont venus un peu à l'aventure. Aujourd'hui ils ont 70 ou 80 ans, et ils vivent dans des conditions pas toujours faciles", raconte le photographe.

"Le gros pari de cette exposition, c'est de trouver des témoignages", reconnaît-il. Par le biais du bouche à oreille ou avec l'aide d'associations tunisienne, marocaine ou italienne, le photographe est déjà parvenu à réunir une dizaine de portaits. L'objectif étant d'en réaliser une cinquantaine, qui seront tirés en grand format et exposés à la Maison de l'International en février 2018 puis publiés dans un livre.


Appel à témoignages

Les anciens ouvriers étrangers et français intéressés par le projet sont invités à contacter la Maison de l'International de Grenoble

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