Dans l’Allier, plus de 300 brebis viennent en aide aux espaces naturels sensibles

A compter du vendredi 6 octobre et pour une durée de 2 semaines, 320 brebis vont pâturer sur l’espace naturel sensible des Coqueteaux à Montilly dans l’Allier. Leur mission : brouter, piétiner, enrichir la terre de leurs excréments. Bref, participer, le plus écologiquement du monde, à la protection de l’environnement. / © Christian Watier / MAXPPP
A compter du vendredi 6 octobre et pour une durée de 2 semaines, 320 brebis vont pâturer sur l’espace naturel sensible des Coqueteaux à Montilly dans l’Allier. Leur mission : brouter, piétiner, enrichir la terre de leurs excréments. Bref, participer, le plus écologiquement du monde, à la protection de l’environnement. / © Christian Watier / MAXPPP

A compter du vendredi 6 octobre, 320 brebis vont pâturer sur l’espace naturel sensible des Coqueteaux à Montilly dans l’Allier. Leur mission : brouter, piétiner, enrichir la terre de leurs excréments. Bref, participer à la protection de l’environnement.

Par Kamel Tir

Plus de 300 brebis viennent en aide aux espaces naturels sensibles

Parfois qualifiés de « tondeuses naturelles », les moutons jouent un rôle bien plus complexe dans la préservation de l’environnement et particulièrement dans le maintien des milieux ouverts. Aussi, pour la deuxième année consécutive, l’Espace naturel sensible des Coqueteaux, à Montilly dans l’Allier, fait appel à un berger et à ses 320 brebis de race Solognote croisée Suffolk . Pendant quinze jours, elles vont pâturer et ainsi permettre à des espèces protégées de se réapproprier le milieu.

« Les brebis vont pouvoir se nourrir du tapis végétal. Jusqu’alors au bord de l’asphyxie, des plantes enfouies pourront ainsi se développer » explique Bernard Girard, le berger itinérant originaire du Cantal.

« Par rapport à un entretien mécanique classique (gyrobroyage), cette pratique de pâturage permet d’intervenir sur des secteurs inaccessibles aux engins motorisés (sous-étage de la fructicée), d’avoir des hauteurs de « coupe » différentes, un travail autre sur la végétation (entre la dent d’un mouton et les couteaux d’un broyeur), un piétinement des animaux qui est bénéfique au sol, un retour des excréments des animaux au milieu, un rendu du chantier plus hétérogène ainsi qu’une vision plus naturelle du point de vue paysager » indique le conseil départemental de l’Allier.

En complément du pâturage bovin existant, ce petit coup de pouce des brebis participe également au maintien d’espèces (papillons, chauves-souris, oiseaux, etc) dont l’habitat naturel est ainsi préservé.




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