Hôpital de Montluçon (03) : la grève se poursuit à la maternité

© Pascale Félix / France 3 Auvergne
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Depuis le jeudi 4 mai, le personnel du pôle mère-enfant de l'hôpital de Montluçon est en grève pour protester contre des suppressions de postes annoncées dans le service. Des rencontres avec la direction n'ont pas permis d'avancée.

Par Pascale Félix

De l'extérieur, tout paraît normal à l'hôpital de Montluçon, mais dans le service de la maternité, la grève entamée le jeudi 4 mai se poursuit. Le personnel redoute une nouvelle vague de suppression de postes. Comme celle qui a précédé la réorganisation du service.

"Là, en l'occurrence, ils veulent supprimer entre 8 et 10 postes d'ici au 1er septembre. Et on sait d'ores et déjà qu'il va y avoir une deuxième vague de suppression d'à peu près autant d'emplois dans les mois qui viennent", affirme Christiane Micaut, secrétaire départemental de la CGT Santé.

L'Agence regionale de santé a demandé à la direction de l'hôpital de passer de 1335 postes à 1315. Les autres services ont déjà vu leur personnel réduit, seule la maternité avait encore une « marge de manœuvre » . La direction va donc appliquer le décret de périnatalité qui notifie un quota de soignants au vu du nombre d'accouchements par an.

"L'établissement de Montluçon jusqu'à présent dépassait le seuil des 1200 accouchements à l'année. Mais ce taux s'est réduit en 2016 puisqu'on est passé en-dessous de ce seuil, à un peu plus de 1100 accouchements. Ca leur donne la possibilité, par ce biais-là, de réduire de nouveau le personnel", estime Christiane Micaut.

Selon la CGT, cela signifierait moitié moins de personnel au chevet des patientes, le syndicat en appelle à la population pour soutenir la maternité. Contactée, la direction de l'hôpital a mis en avant son devoir de réserve en periode électorale et n'a donc pas souhaité s'exprimer.

Hôpital de Montluçon : la grève se poursuit à la maternité
Le personnel de la maternité est en grève depuis deux semaines. Il redoute une nouvelle vague de suppression de postes. Intervenante : Christiane Micaut, secrétaire départemental CGT Santé. - Pascale Félix, Bruno Lebret

 

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