Allier : la conservation des espèces menacées, l'une des missions du PAL

Dans l'Allier, le PAL participe à des programmes de reproduction et de réintroduction d'espèces menacées dans leur milieu naturel. Par exemple, le PAL a réintroduit des oryx qui sont une espèce de bovidé se rapprochant des antilopes.  / © KARIM SAHIB / AFP
Dans l'Allier, le PAL participe à des programmes de reproduction et de réintroduction d'espèces menacées dans leur milieu naturel. Par exemple, le PAL a réintroduit des oryx qui sont une espèce de bovidé se rapprochant des antilopes. / © KARIM SAHIB / AFP

Une étude parue le 10 juillet tire la sonnette d’alarme devant le recul « massif » du nombre d’animaux vertébrés sur Terre. Le PAL, à Dompierre-sur-Bresbe dans l’Allier, est très impliqué dans la conservation et la réimplantation des espèces menacées. 

Par Virginie Cooke

Dans une étude très alarmante parue le lundi 10 juillet, des scientifiques américains et mexicains tirent la sonnette d’alarme : 32% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en nombre d’animaux et d’étendue sur le globe. La 6ème extinction de masse des animaux s’accélère, tous les continents sont concernés.

Dans l’Allier, le PAL situé à Saint-Pourçain-sur-Bresbe prend ce problème très au sérieux et mène une politique volontariste de conservation et de réimplantation des espèces menacées. Nicolas Géli est responsable zoologique au PAL : « la conservation des espèces, c’est la première mission pour notre parc zoologique ».

Des échanges entre les zoos européens pour conserver les espèces menacées 



Le PAL favorise la conservation des espèces grâce à leur reproduction. Néanmoins, il est indispensable  de conserver un bon patrimoine génétique pour les animaux nés en captivité, le risque est  de tomber dans la consanguinité. Alors pour éviter ce problème, le PAL fait partie de « l’association européenne des zoos et aquariums » (EAZA) et procède à des échanges avec d'autres parcs. 

Le 14 juillet, le PAL va envoyer une jeune chienne des buissons vers le parc de Colchester en Grande-Bretagne. L'objectif est d'élargir le brassage génétique de cette espèce menacée, une façon de la protéger.  / © le PAL
Le 14 juillet, le PAL va envoyer une jeune chienne des buissons vers le parc de Colchester en Grande-Bretagne. L'objectif est d'élargir le brassage génétique de cette espèce menacée, une façon de la protéger. / © le PAL


« L’association dispose d’un coordinateur européen pour chaque espèce. Il sait dans quels parcs se trouvent les spécimens et quel est le profil génétique de chaque animal en captivité. Ensuite, ce référent fait des recommandations pour que l’on effectue des échanges avec d’autres parcs européens afin que les animaux se reproduisent. L'objectif est d’élargir le brassage génétique des espèces nées en captivité. Par exemple, le référent peut nous dire : la panthère des neiges du PAL devra se reproduire avec le spécimen du zoo de Berlin car ce mélange permettra d'avoir un meilleur patrimoine génétique par la suite » explique Nicolas Géli.

Cette association européenne des zoos et des aquariums (EAZA) fait également des recommandations pour le placement des animaux nés dans les zoos. « Au Pal, nous avons un couple de chiens des buissons (ndrl : une espèce de canidé d"Amérique centrale et du Sud) qui ont un excellent patrimoine génétique. Une femelle de 2 ans va être transférée ce 14 juillet vers le zoo de Colchester au Royaume-Uni ». Ces échanges d’animaux entre les parcs européens sont esssentiels pour conserver les espèces menacées. 

Les chiens des buissons, une espèce de chiens sauvages extrêmement rare qui vit dans la forêt amazonienne et qui est menacée par la déforestation.  / © le PAL
Les chiens des buissons, une espèce de chiens sauvages extrêmement rare qui vit dans la forêt amazonienne et qui est menacée par la déforestation. / © le PAL

Le PAL participe aussi à la réintroduction des espèces dans leur milieu naturel 



Le PAL participe aussi dans une moindre mesure à la réintroduction d’espèces menacées dans leur milieu naturel. « C’est un processus très long. Avant de réintrodure des animaux, il faut bien avoir compris pourquoi l’espèce a décliné et est en danger dans son habitat naturel. Est-ce la faute de l’homme ? D’une maladie ? Il faut avoir résolu le problème avant d’envisager une réintroduction », souligné Nicolas Géli. 

Par exemple, le PAL a participé avec d’autres parcs européens à la réintroduction d’oryx, une espèce de bovidé se rapprochant des antilopes. Des spécimens jeunes et ayant une bonne lignée génétique ont ainsi pu être relâché dans leur habitat naturel après une période d’acclimatation.

Des associations sur le terrain 



En ce qui concerne la réintroduction des espèces menacées dans leur milieu naturel, le PAL, à travers sa Fondation, travaille beaucoup avec des associations en leur fournissant un soutien financier ou matériel.

Le directeur zoologique du PAL explique : « Les associations s’évertuent à protéger le milieu naturel des espèces menacées partout dans le monde. Par exemple, le calao est une espèce d’oiseau originaire d’Asie qui a failli disparaitre car il était chassé soit pour être mangé, soit pour ses plumes qui sont utilisées pour la médecine traditionnelle. Les associations ont donc sensibilisé les populations locales pour expliquer l’importance de préserver cette espèce d’oiseau ».

Le PAL soutien de nombreuses associations sur le terrain aux quatre coins du globe qui protègent la biodiversité et des espèces comme les gibbons en Inde et en Indonésie, les chimpanzés en Guinée-équatoriale ou encore le panda roux au Népal. 

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