Aurillac : le député socialiste Alain Calmette en route pour les législatives

Dans la première circonscription du Cantal, la course aux investitures pour les législatives est En Marche
Intervenants: François Danemans, référent du mouvement En Marche Cantal / Alain Calmette, député du Cantal (PS) - C. Bernard / L. Ribes / B. Ordas

Il ne suffit pas d’apporter son soutien à Emmanuel Macron pour être assuré d’être le candidat d’En Marche aux législatives. C’est en substance le message envoyé au député socialiste du Cantal, Alain Calmette, par le référent départemental du mouvement de l’ancien ministre de l’Economie.

Par Kamel Tir

Samedi 11 mars, lors d’une conférence de presse, le député socialiste de la première circonscription du Cantal annonçait sa candidature aux législatives. Alain Calmette, député socialiste sortant, a parrainé la candidature d’Emmanuel Macron  à la présidentielle et souhaite obtenir l’investiture du mouvement En marche. Mais du côté de François Danemans, référent du mouvement dans le Cantal, cette annonce n’a guère été appréciée.

« Comme l’a déclaré la direction nationale d’En Marche, il n’existe aucune antériorité, aucun mandat de député sortant donnant droit à une investiture, d’autant que le mouvement souhaite le renouvellement et la parité » a précisé, dans un communiqué, François Danemans. Ce dernier est également candidat à l’investiture.
« Les candidatures vont être examinées par une commission nationale d’investiture laquelle va, sur dossier, choisir qui seront les candidats (…) dans le Cantal. Mon but était uniquement de redire que ces règles existent et que personne, pour l’instant, ne peut faire un appel du pied au mouvement En Marche » insiste celui qui est également candidat à l’investiture.

« Si je me réjouis qu’après avoir soutenu celle de Manuel Valls, Alain Calmette ait parrainé la candidature d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, je note que parmi la trentaine de maires cantaliens de sensibilités diverses qui ont déjà apporté leur parrainage à Emmanuel Macron, il est le seul socialiste, ce qui laisse perplexe quant à sa capacité de rassemblement » indique le référent du mouvement En Marche, dans le Cantal.

Pour le député socialiste sortant, le plus important est de gagner la présidentielle : «  Ensuite peut être que nous verrons qui est le mieux à même de faire gagner ses idées sur le terrain parce qu’il faudra bien obtenir derrière une majorité au parlement ».


Pour l’heure, la date de la commission nationale d’investiture des candidats d’En Marche n’est pas connue. En attendant, sur le bassin d’Aurillac, la campagne, elle, a bien commencé.


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