Cantal : Un suivi personnel pour aider les jeunes agriculteurs à s'installer

La chambre d'agriculture du Cantal aide les jeunes à se lancer
C'est parce que les premières années sont les plus difficiles que les chambres d'agriculture et une banque proposent aux jeunes qui souhaitent s'installer un dispositif d'accompagnement pour pérenniser l'installation. Un suivi qui marche puisque 99% de ceux qui en bénéficient réussissent. Intervenants : Simon Lacalmontie, producteur de pommes de terre biologiques ; Nicolas Bardy, élu chargé du suivi de l’installation à la chambre d’agriculture du Cantal, Sylvie Brial, responsable des conseillers agricoles au Crédit agricole Centre France. - France 3 Auvergne - Reportage : Claude Bernard et Lydie Ribes. Montage : Didier Robert.

Pour un jeune qui veut monter une exploitation agricole, les premières années sont les plus difficiles. Les chambres d'agriculture et une banque proposent aux jeunes qui souhaitent s'installer un dispositif d'accompagnement pour pérenniser l'installation.

Par Valentin Pasquier

Après quatre années passées à Paris et Valence dans le monde du dessin animé, Simon a choisi de retourner dans son Cantal natal en 2013, avec un projet d'installation agricole en tête.
 
Il a alors rejoint son frère sur l'exploitation familiale en lançant une production de pommes de terre biologiques. Trois ans après, il ne semble pas regretter pas son choix. Pour mener à bien son projet, il a bénéficié d'un dispositif d'accompagnement pré et post installation.
 
« Pour moi, [le suivi jeunes agriculteurs] a été un très bon soutien, affirme-t-il. C’était important pour la viabilité du projet : ça m’a vraiment permis de bien le travailler en amont. C’était indispensable, aussi bien financièrement que techniquement ».

Un suivi adapté à chaque projet

Associés dans un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC), les deux frères conduisent également un cheptel en système allaitant, composé de 60 mères Salers.
 
Afin d’accompagner les jeunes dans leur installation, la chambre d’agriculture du Cantal, en partenariat avec une banque, propose des conseils en agronomie, en entreprise et en élevage, mais aussi  un accompagnement administratif ainsi qu’un bilan d'étape.
 
« L'idée du suivi, c’est qu’il soit vraiment personnalisé, ajoute Nicolas Bardy, élu chargé du suivi de l’installation à la chambre d’agriculture du Cantal. Aujourd’hui, les jeunes peuvent aussi bien avoir des besoins sur des aspects techniques que sur des aspects économiques ou financiers. Donc on a besoin d’avoir un suivi adapté au porteur de projet et au type de projet »
 
Le dispositif a fait ses preuves depuis plusieurs années : 99% des jeunes arrivent  « Aujourd’hui, avec ce dispositif qui permet de suivre un jeune pendant 3 ans, voire 5 ans, le risque de défaillance d’une exploitation agricole est infinitésimal », assure Sylvie Brial, responsable des conseillers agricoles au Crédit agricole Centre France.
 
Chaque année dans le Cantal, 170 jeunes agriculteurs en moyenne sont suivis en première, deuxième et troisième année de l'installation.

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