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Législatives 2017 : le Cantal ne s'est finalement pas mis “en Marche”

Malgré des chances de victoire, les candidats de la République en Marche n'ont pas réussi à s'imposer dans le Cantal au second tour des élections législatives. Le département sera représenté par deux députés de droite pour la prochaine législature.

Par FG

Voir le Cantal pencher à droite un soir d'élection n'est que peu surprenant. A de rares exceptions près, le département a toujours montré un attachement presque indéfectible envers cette sensibilité politique. Cette année pourtant, dans un contexte très favorable au parti présidentiel et au "dégagisme" vis-à-vis des sortants, on pouvait penser que les candidats de "la République en Marche" avaient une carte à jouer. Raté : les deux ont perdu au soir du deuxième tour.

Dans la première circonscription, une remontée in extremis de Vincent Descoeur

Dans la première circonscription (Aurillac), il s'en est fallu de peu pour que François Danemans (LREM) réussisse son pari, mais c'est finalement le sortant Vincent Descoeur (LR) qui s'impose avec un tout petit écart : 672 voix ! Le président du Conseil Départemental était pourtant en ballotage défavorable au premier tour, accusant près de 1.200 voix de retard sur le candidat de la majorité présidentielle.

Vincent Descoeur explique sa victoire par la campagne de terrain menée dans l'entre-deux-tours : "on a su renverser la tendance sur la base d'un travail de proximité qui a consisté à convaincre les uns et les autres qu'il y avait d'autres enjeux que simplement apporter une majorité écrasante au président Macron. Et nous avons su mobiliser les abstentionnistes : quand on leur parle, ils se rendent aux urnes !"

Quant à François Danemans, il n'est pas surpris par sa défaite : "Je n'avais pas sombré dans l'euphorie le soir du premier tour. J'estimais que je n'avais pas une avance suffisante en voix, ça s'est vérifié aujourd'hui."  Avant d'avancer une explication : "le Cantal est très conservateur, ça aurait été un exploit d'être élu."

Dans la deuxième circonscription, la division a pesé

Dans la deuxième circonscription (Saint-Flour), les choses sont plus complexes. Jean-Yves Bony (LR) a remporté son duel face à Patricia Rochès (LREM) avec un écart important (3.000 voix), le fruit, selon lui, d'une campagne de rassemblement : "notre programme a plu au delà de notre parti".

Pourtant, sur le papier, Patricia Rochès pouvait espérer l'emporter ce 18 juin. Certes, la candidate de la République en Marche était en deuxième position au premier tour avec 2.400 voix de retard, mais dans un contexte de division. Au premier tour, elle avait dû partager l'espace politique macroniste avec Pierre Jarlier, candidat non investi par "en Marche" mais qui avait manifesté sa volonté de rejoindre la majorité présidentielle. Au soir du 11 juin, les deux candidats "Macron-compatibles" totalisaient 13.119 voix (6.929 pour Patricia Rochès, 6.190 pour Pierre Jarlier) là où Jean-Yves Bony, candidat "les Républicains", n'avait lui réuni "que" 9.381 votes.

Mais ce dimanche 18 juin, les additions n'ont pas totalement fonctionné. Patricia Rochès n'a mobilisé que 4.500 voix supplémentaires (11.504 voix au total, soir 44,24 %) là où son adversaire de droite a engrangé près de 6.000 bulletins en plus par rapport au premier tour (14.501 voix au total soit 55,76%). Au delà du reflux national du parti présidentiel entre les deux tours, une partie des électeurs de Pierre Jarlier ne s'est pas reportée sur la maire de Coren. C'est la conséquence probable de l'intense rivalité née entre les deux candidats après l'imbroglio autour de l'investiture "En Marche" dans cette circonscription. Le maire de Saint-Flour n'avait d'ailleurs pas apporté son soutien à Patricia Rochès pour le second tour. 


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