Drôme: “Le groupe socialiste au Sénat n'est pas dans l'opposition” affirme Didier Guillaume

Didier Guillaume, sénateur de la Drôme et président du groupe socialiste au Sénat. / © capture d'écran
Didier Guillaume, sénateur de la Drôme et président du groupe socialiste au Sénat. / © capture d'écran

"Le groupe socialiste au Sénat n'est pas dans l'opposition", a déclaré ce jeudi 6 juillet son président, le sénateur de la Drôme Didier Guillaume. Il a précisé que les élus socialistes seraient "exigeants" avec le gouvernement. "

Par Isabelle Gonzalez

J'ai ré-annoncé hier (mercredi) la position de notre groupe, qui a été prise à une immense majorité, c'est-à-dire que le groupe socialiste au Sénat n'est pas dans l'opposition", a-t-il assuré sur Public Sénat et Sud Radio.
"Parce que nous voulons que la France réussisse, nous voulons que ce gouvernement réussisse, et donc nous voulons soutenir ce gouvernement, lui donner sa chance", a-t-il justifié.


C'est une position qui tranche avec celle adoptée par le parti lui-même fin juin, qui avait affirmé en Conseil national son appartenance à "l'opposition" à la majorité présidentielle.
Le groupe PS à l'Assemblée nationale avait lui choisi une position d'abstention au moment de voter la confiance au gouvernement mardi 4 juillet. "Mais nous sommes exigeants", a cependant tenu à préciser M. Guillaume, répétant une "triple exigence" de justice sociale, économique, européenne et démocratique.
Concernant Emmanuel Macron, le chef des sénateurs PS a estimé qu'il avait pour l'instant "fait un parcours sans faute à l'échelle internationale, même si (...) sur l'Europe il faut avoir plus de force encore".
"Sur la politique française, l'Assemblée nationale vient d'être mise en place la semaine dernière (...) j'attends pour voir", a-t-il expliqué, soutenant la baisse de la taxe d'habitation, sous réserve d'un "contrat" passé avec les maires, ainsi que "l'augmentation de la CSG en contrepartie de la baisse des charges".
Il s'est en revanche opposé à "l'augmentation de la CSG +cash+ pour les personnes âgées" et a émis le souhait que l'écologie "ne soit pas synonyme d'impôts et de taxes", alors que le ministre Nicolas Hulot présente ce jeudi un "plan climat" comprenant entre autres une montée en puissance de la fiscalité sur les émissions de CO2.

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