Enquêtes de région - Auvergne-Rhône-Alpes

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REPLAY | Enquêtes de région : l'avenir des zones rurales d'Auvergne et la conversion au bio

© Enquêtes de régions / France 3
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Comment lutter contre la désertification des zones reculées d'Auvergne ? Comment basculer dans le bio pour s'en sortir ? Deux questions auxquelles Enquêtes de région tentera de répondre.

Par Kathleen Garon

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Quel avenir pour le monde rural ?

Une question posée depuis l’Auvergne, où 13 % de la population vit dans des espaces démographiques très peu denses. Des espaces «isolés» qui couvrent plus de 50% du territoire, selon l’Insee*. C’est nettement plus que la proportion nationale.

Quel accès aux commerces et services de proximité pour ces habitants ? D’importantes disparités existent avec les villes auvergnates. Les temps de trajet en voiture sont parfois multipliés par huit.

Enquêtes de Région : Quel avenir pour le monde rural ? (extrait)


Handicap lié au relief de moyenne montagne, population vieillissante… Face à la menace d’une désertification, ces territoires se doivent pourtant d’être attractifs. Comment relever le défi? Entre nouvelles formes de services, solidarité citoyenne et innovations discrètes, des initiatives existent.

Aux 4 coins de l’Auvergne, nous avons rencontré des acteurs de ce monde rural, élus ou habitants. Ils nous livrent leurs inquiétudes, leurs attentes ou leurs ambitions pour construire la ruralité d’aujourd’hui et de demain.

Pour info :  43 % de la population auvergnate vit aussi dans des espaces «peu denses» (qui correspondent globalement aux zones péri-urbaines) et qui font aussi partie, selon l’approche européenne, des espaces ruraux. Mais le classement de ces espaces et la définition même de la ruralité fait l’objet de plusieurs approches, avec à la clé des chiffres qui varient…

>> Reportage de Sandrine Montéro, Bruno Livertoux et Laurent Janin
 


Conversion au bio

Le bio : Dans les discours politiques c'est un modèle économique à encourager. Quitter l'agriculture conventionnelle séduit de plus en plus d'agriculteurs, mais reste une démarche minoritaire. Face à la crise qui frappe de plein fouet de nombreux exploitants agricoles (en Isère 300 agriculteurs touchent le RSA / 4500) certains s'engagent dans cette voie pour tenter de vivre mieux (le bio n'est pas soumis aux cours de la bourse).
Enquêtes de régions : conversion au bio

Sophie, Stéphane sont agriculteurs depuis 2006. Ils ont repris une exploitation en fermage en Isère.
Sophie s'occupe des vergers, 8 hectares de poires... Stéphane gère 120 hectares de céréales, il est aidé par Sébastien, en cdi à plein temps, depuis 2015.

Depuis janvier 2016, l’argent ne rentre plus, ils perçoivent le RSA. Ils ont donc beaucoup réfléchi et fait le choix du bio pour les céréales : l'espoir d'un modèle économique plus stable : marché non soumis aux cours de la bourse, aides à l'hectare supérieures au conventionnel, récoltes valorisée financièrement… mais les contraintes sont très strictes pour obtenir la certification..
Sylvie Adam et Pierre Lachaux ont suivi cette famille pendant un an. 

>> Reportage de Sylvie Adam, Pierre Lachaux et Stephanie Bouix

 
 

l'invité

Pour parler de la ruralité et de la conversion en bio, Pauline Alleau reçoit dans l'émission :

  • Pierre Antoine Landel,  Enseignant chercheur à l'Université Grenoble Alpes
 
 

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