A Grenoble, une pétition de 2.000 signatures enclenchera un débat, voire une votation citoyenne

© CC via flickr
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C'était l'engagement n°6 du programme d'Eric Piolle: le droit d'interpellation. Les Grenoblois peuvent lancer une pétition. Si elle atteint les 2.000 signatures, la question est alors présentée puis débattue en conseil municipal... voire fait l'objet d'une votation.

Par Franck Grassaud

Depuis quelques heures, un nouvel onglet est apparu sur le site internet de la Ville de Grenoble. A la rubrique "Ville citoyenne", on découvre les détails de "l'interpellation et de la votation d'initiative citoyenne". 

L'ancienne municipalité socialiste s'était déjà frottée à la démocratie participative, il fallait alors 8.000 signatures pour ouvrir un débat en conseil municipal. Cette fois, la municipalité verte promet de mettre une question à l'ordre du jour dès que 2.000 grenoblois de + de 16 ans se seront exprimés. Autre nouveauté, une votation annuelle pourrait suivre, et la Ville s'engage à reconnaître le résultat "si la proposition réunit 20.000 voix majoritaires". Toutefois l'explication du dispositif est assortie d'une mise en garde sur le site internet de la Ville: la proposition devra être solide juridiquement, dans les compétences de la commune et soutenable financièrement.

Autre point important, on ne lance pas une pétition sur un morceau de papier, il faut remplir un formulaire spécifique disponible sur le net. 

Reportage Jean-Christophe Solari et Grégory Lespinasse
La formule de la démocratie participative de Grenoble
Intervenants : Pascal Clouaire, adjoint à la démocratie locale; Paul Bron, élu d'opposition (PS)

Eric Piolle a officiellement lancé le dispositif aux Assises Citoyennes, ce samedi 23 janvier. 


Commentaire d'un ancien adjoint socialiste, Paul Bron, toujours conseiller municipal: "L'équipe Piolle est-elle réellement prête à valider, sans renier ses valeurs, et si le cas se présente: l'extension de la vidéosurveillance, l'armement de la police municipale, la gratuité du périscolaire, la démunicipalisation du tricycle, le retour des colonnes Morris… et par extension toute augmentation des tarifs et des impôts locaux? Où situer la limite de ce qui sera acceptable, sans se dévoyer?".
 

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