Le président de l'ASM ne veut plus du nom “Altrad” sur les maillots de l'équipe de France

Eric de Cromières sur l'affaire Altrad-Laporte : "un coup dur porté au rugby" (L'Equipe, mercredi 30 août). / © Eric de Cromières
Eric de Cromières sur l'affaire Altrad-Laporte : "un coup dur porté au rugby" (L'Equipe, mercredi 30 août). / © Eric de Cromières

Dans une interview à l'Équipe, mercredi 30 août, Eric de Cromières, président de l'ASM, se désole d'une "coup dur porté au rugby" et demande le retrait du nom "Altrad" sur les maillots de l'équipe de France.

Par Marc Taubert avec AFP

"C'est assez désagréable de s'apercevoir que certains collègues seraient capables de ne pas dire la vérité", affirme Eric de Cromières, président de l'ASM, visant M. Altrad, dans un entretien donné à l'Équipe, mercredi 30 août.

Selon lui, Mohed Altrad aurait dénié avoir signé un contrat d'image avec Bernard Laporte à hauteur de 150.000 euros. Un gros reproche puisque c'est l'une des principales accusations portée au président du club de Montpellier et au président de la fédération française de rugby à XV.

En effet, ces derniers ont conclu un contrat d’image conclu en février 2017 (rompu le 28 août dernier, suite à la révélation de l'affaire par le Journal Du Dimanche) : Bernard Laporte devait animer des conférences pour le compte de l'entreprise du milliardaire (BTP).

Cette affaire pose aussi un problème de valeurs au dirigeant de l'ASM : "Servir le rugby, c'est un état d'esprit. Servir le rugby, ou n'importe quelle chose, ce n'est pas qu'une question de finances."

D'autre-part, le groupe Altrad est devenu fin mars le premier partenaire maillot de l'histoire du XV de France.


Favoritisme pour Montpellier ?


Un autre article du JDD a révélé que le patron du rugby français aurait tenté de faire pression sur la commission d'appel de la FFR en faveur de Montpellier qui avait notamment prononcé "la suspension de l'Altrad Stadium pour le premier match de Top 14 de la saison 2017-2018", précise l'hebdomadaire.

Depuis, cinq membres de la commission ont démissionné sur les treize qu'elle comporte. Un autre, Jean Ormières, a annoncé à l'AFP qu'il pourrait suivre le mouvement.

Bernard Laporte exclut de démissionner


La ministre des Sports, Laura Flessel, a déclaré dans la soirée être "en pleine réflexion" sur le cas Laporte. "Mon cabinet a parlé avec lui, il a soumis des dossiers, on est en pleine réflexion (...) On attend d'autres retours d'informations et après il faudra trancher" a-t-elle précisé au micro de France Bleu, mercredi 29 août.

Car la décision de savoir si M. Laporte doit ou non être écarté de son poste est important alors que Fédération internationale de rugby élira le pays hôte de la Coupe du monde 2023 de rugby. La ministre a néanmoins affirmée sur BFM-TV Sports que "la candidature se fera avec ou sans Bernard Laporte".

Eric de Cromières, lui, ne demande pas l'exclusion de Bernard Laporte, dans l'entretien accordé à l'Équipe : "Je ne sais pas si je peux me prononcer ou non sur le maintien de Bernard Laporte. Ce qu'on attend nous, c'est d'abord une clarification sur ce qu'il s'est passé entre le 29 et le 30 juin à la Commission d'appel de la FFR."

La Fédération française de rugby (FFR) a elle indiqué mercredi 3 août confier à Me Francis Szpiner la mise en œuvre de la Haute autorité pour la transparence et l'équité dans le rugby, qu'a souhaitée créer Bernard Laporte après les accusations de favoritisme dont il est la cible.

Le président de l'ASM ne veut plus du nom "Altrad" sur les maillots de l'équipe de France
Intervenant : Eric de Cromières, président de l'ASM Clermont Auvergne - France 3 Auvergne - Maxime Van Oudendycke, Jean Jazeix, Brice Ordas

 

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