Mont-Blanc: le PGHM décide d'arrêter les recherches pour l'alpiniste japonais disparu

© PGHM Chamonix
© PGHM Chamonix

Depuis le mercredi 9 août, un alpiniste japonais de 35 ans a disparu dans le massif du Mont-Blanc. Durant plusieurs jours, le PGHM de Chamonix a survolé la zone et des secouristes à pied ont sondé des abris, en vain. Le PGHM a donc décidé d'arrêter les recherches ce dimanche 13 août.

Par LC avec AFP

C'est la fin des recherches pour retrouver l'alpiniste japonais disparu le mercredi 9 août 2017 dans le massif du Mont-Blanc.


Ce dimanche 13 août, le PGHM de Chamonix a survolé, une fois de plus, la zone où aurait pu se trouver l'alpiniste. Leurs collègues italiens du Val d'Aoste ont fait de même, sans résultat. Des secouristes ont été déposés sur les lieux, mais sans succès.

En concertation avec la préfecture, le PGHM a donc décidé d'arrêter les recherches. 

Toutefois, les gendarmes vont continuer d'analyser les données du téléphone portable du disparu, en collaboration avec le consulat du Japon à Lyon. 

Une chance "quasi-nulle" de retrouver l'alpiniste vivant

"Avec le mauvais temps qui a régné cette semaine, le fait qu'il avait indiqué qu'il se mettait à l'abri dans un trou et qu'il pouvait tenir 2 ou 3 jours  -- c'était mercredi --, maintenant je pense qu'on a un mort enfoui sous la neige", a déclaré le lieutenant-colonel Bozon, chef du PGHM de Chamonix, à l'AFP ce samedi 12 août.

"Un hélicoptère a décollé ce matin [samedi, ndlr] à 7h, on a reconnu minutieusement toute la zone où il pourrait être, ça n'a rien donné, pas une trace, pas âme qui vive. Et il a neigé entre 20 cm et 1 m selon les endroits, avec des accumulations de 2 m dans les trous. S'il était valide, avec le bruit de l'hélicoptère, il se serait manifesté", a poursuivi M. Bozon.

Des reconnaissances de deux équipes à pied ont été faites également mais les secouristes ont dû être évacués, avec difficulté, vers 10h30 en raison d'une dégradation du temps. En début d'après-midi, les secouristes italiens, sollicités par le PGHM, ont survolé de nouveau la zone avec un appareil de localisation de détecteur de victime d'avalanche. Sans succès.

Une des difficultés réside dans l'absence de localisation précise du disparu

Ce dernier avait envoyé à un ami au Japon, qui les a transmis au PGHM, des indications "incohérentes", selon le lieutenant-colonel Bozon. D'après les témoignages recueillis à la suite de l'appel à témoins, le Japonais aurait croisé plusieurs cordées à différents endroits qui lui auraient toutes conseillé de rebrousser chemin.

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