Tension entre le club de patinage d'Annecy et la Fédération des Sports de Glace

Au club de patinage d'Annecy, 25 espoirs s'entraînent chaque jour sur la glace.
Au club de patinage d'Annecy, 25 espoirs s'entraînent chaque jour sur la glace.

Le club de patinage artistique d'Annecy accuse la Fédération Française des Sports de Glace de couper les vivres en région, pour inciter les athlètes à rejoindre l'Insep de Paris.

Par Céline Aubert

Les regards sont sombres. L'inquiétude, on la lit sur les traits des coachs comme les 25 patineur(se)s qui s'entraînent chaque jour. Il faut dire que depuis plusieurs semaines, les caisses du club d'Annecy se vident. La Fédération des Sports de Glace a suspendu, puis supprimé le label Structure Sportive d'Excellence. Une décision synonyme de suppression de subvention. 

La raison invoquée par la Fédé ? Un problème de résultats insuffisants. "Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un manque de résultats", s'agace Francoise Bouiller, présidente de la section artistique. "Nous avons remporté des titres dans presque tous les championnats de France, nous avons aussi présenté une patineuse qui est arrivée 5e sur 30 patineuses d'Europe". 

Un appel d'air vers l'Insep à Paris 


L'Insep, c'est l'école des champions. Le Pôle de patinage artistique y est présent depuis 1999. Il rassemble sur deux sites d’entraînement (Bercy et Champigny) de nombreux patineurs de haut niveau individuels et couples en préparation olympique pour les Jeux Olympiques de Sotchy (en 2014) et les compétitions internationales de référence (Championnats du Monde, Championnats d’Europe).

Difficile de lui résister ! Deux des meilleures espoirs du club d'Annecy l'ont déjà rejoint. Une perte lourde pour les autres sportives. "On  a perdu nos moteurs", explique Anais Ventard, championne de France Elite. "Elles étaient grandes, elles nous poussaient vers le haut". Anaïs est pressentie pour les prochains JO. Pourtant les problèmes de trésorerie du club mettent en danger sa préparation. "C'est inimaginable qu'une championne de France soit mal préparée alors qu'elle risque d'être sélectionnée aux JO, se désole l'entraîneur du club, Didier Lucine. "Nous n'avons pas pu lui faire suivre des cours avec un professeur de danse, il a fallu annuler des stages..."

Seul recours possible pour le club, une rencontre avec le Ministère des Sports. Une délégation doit être reçue la semaine prochaine. 



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