Tête de sanglier à Pont-de-Beauvoisin (Isère) : très mauvaise blague ou acte de haine ?

Le Palais de Justice de Bourgoin-Jallieu. / © France 3 Alpes
Le Palais de Justice de Bourgoin-Jallieu. / © France 3 Alpes

Le 22 juillet 2017, une tête de sanglier est découverte, clouée sur la porte d'une salle de prière utilisée par la communauté musulmane de Pont-de-Beauvoisin, en Isère.  Ce jeudi 7 septembre, cinq mois de sursis ont été requis contre deux jeunes hommes au tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu. 

Par AR

Le 22 juillet, les fidèles musulmans de Pont-de-Beauvoisin découvrent une tête de sanglier clouée sur la porte de la salle qu'ils utilisent pour prier.

Une plainte est déposée par l'association du juste milieu (AJM), qui gère le local. 


Une mauvaise blague de fêtard ou un acte de haine ? 


Ce jeudi 7 septembre, deux jeunes hommes ont comparu devant le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu. Ils étaient poursuivis pour "provocation à la haine ou à la violence, à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance à religion déterminée", un délit pour lequel le Code Pénal prévoit jusqu'à un an de prison ferme, et jusqu'à 45 000 euros d'amende. 

Tête de sanglier à Pont-de-Beauvoisin (Isère) : très mauvaise blague ou acte de haine ?
Intervenants : Said Bahmed, Trésorier de l'association du Juste Milieu, Me Daniel Cataldi, Avocat de la défense au barreau de Chambéry, Me Youcef Idchar, Avocat de la partie civile au bareau de Saint Etienne Récit : Nathalie Rapuc, GLO Yves Marie, VILLATTE Sophie.  - France 3 Alpes

Lors de l'audience, ils ont reconnu les faits, qu'ils expliquent comme une mauvaise blague de fin de soirée alcoolisée et regrettent.

Comment se sont-ils retrouvés en possession de la dépouille de l'animal ? Les prévenus racontent que plus tôt dans la soirée, ils auraient percuté en voiture un jeune sanglier qu'ils emportent à leur domicile. 

Avec l'aide de vidéos consultées sur Internet, ils dépecent la bête, et découpent la tête en vue de commettre leur méfait.

Malgré l'intervention de trois amis de leurs amis, qui tentent de les dissuader, les deux jeunes hommes persistent, et se déplacent, équipés d'une visseuse. 

Contre ces -très mauvais- plaisantins, le Procureur a requis cinq mois de prison avec sursis. Il a également demandé l'affichage public du jugement, lequel est attendu le 5 octobre. 

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