Élections 2017
avec

Rechercher un résultat

Faute de concertation avec le personnel, la grogne monte au Centre hospitalier de Grenoble

© Wikimedia Commons.
© Wikimedia Commons.

Les relations sont de plus en plus tendues entre les six syndicats du CHU de Grenoble - La Tronche et la direction. Le personnel s'estime peu écouté alors que les chantiers se multiplient, que la charge de travail s'alourdit et que le plan d'économie se poursuit.

Par Quentin Vasseur

Le Centre hospitalier universitaire de Grenoble bouillonne. En avril déjà, à l'initiative du syndicat majoritaire DEFIS, les six organisations syndicales avaient boycotté les négociations, regrettant de n'être ni écoutées, ni consultées sur les dossiers d'importance.

"Il y a possibilité de débat", reconnaît Éric Gribaudi, délégué du syndicat DEFIS, "mais est-ce qu'ils prennent en compte nos remarques ? Je ne sais pas... On voudrait intervenir avant notamment sur l'architecture, sur les plateaux techniques, les urgences, les blocs, les plannings, les horaires... et là on se sent un peu mis de côté."

Les patients sont toujours bien traités mais les personnels sont usés


Dans un CHU en pleine réorganisation, où de gros travaux doivent être réalisés notamment aux urgences, dans les blocs opératoires ou sur l'héliport, l'enjeu est de taille. 

Faute de concertation, la grogne monte au sein du personnel du CHU de Grenoble
Intervenants: Eric Gribaudi, Délégué syndical DEFIS ; Nidal Hamdani, Secrétaire départemental Unsa Santé et Sociaux ; Jacqueline Hubert, Directrice générale du CHU de Grenoble - La Tronche - Reportage de Céline Aubert-Egret et Dominique Semet. Montage de Jean-Jacques Picca et Christelle Durand.


"On peut pas faire changer l'hôpital sans prendre compte l'avis des personnels qui y travaillent" affirme Nidal Hamdani, Secrétaire départemental Unsa Santé et Sociaux, pour qui "les patients sont toujours bien traités mais les personnel sont usés. Nous on veut éviter la catastrophe".

Des charges qui augmentent, des tarifs qui baissent, des malades parfois non-remplacés... À cela s'ajoutent les économies prévues par le Plan triennal de l'Assurance maladie, qui vise à réaliser 10 milliards d’euros d’économies entre 2015 et fin 2017.

Je peux plaider coupable


"Beaucoup de services vont devoir déménager de façon temporaire ou définitive, et il y a beaucoup de réorganisations qui se font" explique Jacqueline Hubert, directrice générale du CHU de Grenoble - La Tronche.

La directrice admet que "peut-être, et là je peux plaider coupable, on n'a pas encore trouvé le bon tempo pour associer les organisations syndicales. Peut-être qu'on a commis quelques maladresses."

L'intersyndicale de l'hôpital doit se réunir lundi 22 pour préparer la réunion du lendemain avec la direction. Près de 8.000 agents hospitaliers travaillent au CHU de La Tronche.

Sur le même sujet

Faute de concertation, la grogne monte au sein du personnel du CHU de Grenoble

Près de chez vous

Les + Lus