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Reprise d'Ecocis à Voreppe (Isère): deux juges d'instruction saisis pour enquêter sur des soupçons d'escroquerie

La papeterie Ecocis, implantée à Voreppe, en Isère.  / © France 3 Alpes
La papeterie Ecocis, implantée à Voreppe, en Isère. / © France 3 Alpes

Une information judiciaire a été ouverte pour "escroquerie et abus de biens sociaux" contre le repreneur italo-autrichien d'une usine de papier en Isère, qui avait reçu près de 11 millions d'euros de la banque publique d'investissement Bpifrance et vient d'être liquidée.

Par France 3 et AFP

"Deux juges d'instruction ont été saisis car l'affaire présente une certaine complexité", a déclaré ce jeudi Jean-Yves Coquillat, procureur de la République à Grenoble, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire après avoir été saisi d'une plainte de Bpifrance "le 13 septembre (2016) contre Martin Gruschka", l'entrepreneur choisi pour relancer l'usine de papier de 51 salariés installée à Voreppe, près de Grenoble.


La BPI avait investi près de 11 millions 


La BPI était entrée au capital de la société en difficultés Ecocis à hauteur de 10,9 millions d'euros. Cette dernière, née sur les ruines du papetier Vertaris, avait bénéficié du soutien financier de la banque pour acheter une imposante machine de séchage en Finlande et la remonter dans l'usine française pour produire de la pâte issue de papier recyclé.

Ce jeudi 9 mars, le quotidien Le Monde annonçait que la BPI avait déposé une plainte contre Martin Gruschka. 
 

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