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AS Saint-Etienne : l'interview de Christophe Galtier, sur le départ

Il a coaché les verts de 2009 à cette année, et a marqué l'équipe de son empreinte. Christophe Galtier s'en va et a confié quelques réflexions à Fatima Bouyablane et François Coudert, de notre rédaction de France 3 Loire.

Par AFP/CC

Nommé fin 2009 entraîneur de Saint-Étienne, Christophe Galtier a officialisé son départ mardi. Le coach aura redonné, en sept ans et demi, des
couleurs à un club qui doit désormais écrire un nouveau chapitre.

Il restait en principe au technicien encore une année à honorer, jusqu'au printemps 2018. Elle a fait l'objet de négociations et Galtier a mis fin à un faux-suspense en prenant la parole devant ses joueurs mardi matin à l'entraînement.

Durant l'ère Galtier, les Verts ont remporté la Coupe de la Ligue en 2013, leur premier trophée depuis... 1981 et le dernier des dix titres de champion de France du club. Au terme de cette saison 2012/13, Galtier avait été élu meilleur entraîneur de Ligue 1, ex-aequo avec Carlo Ancelotti pour le PSG.

Intérimaire devenu incontournable

Pourtant, la tâche ne s'annonçait pas facile pour l'ancien adjoint d'Alain Perrin, arrivé dans les bagages de ce dernier dans le Forez en novembre 2008. Un an plus tard, après un maintien assuré de justesse au printemps 2009 (17e), les actionnaires, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, reprenaient la direction opérationnelle de l'ASSE en limogeant Perrin, faute de résultats, et en nommant Galtier  au poste d'entraîneur principal.

Celui-ci, aujourd'hui incontournable, semblait alors ne devoir être qu'un intérimaire, Caïazzo souhaitant plutôt recruter un technicien reconnu. Mais le soutien de Romeyer a depuis été primordial, moins marqué toutefois depuis deux ans.

Un duo de dirigeant en sursis ? 

La complicité des deux dirigeants, en place depuis 2004 (stabilité bénéfique pour la progression du club), pourrait d'ailleurs se fissurer sur le choix du successeur. Avec Galtier, aujourd'hui âgé de 50 ans, l'ASSE, après une 17e place en 2010, s'est classée 10e de Ligue 1 en 2011, 7e en 2012, 5e en
2013, 4e en 2014 puis 5e à nouveau en 2015 et enfin 6e la saison passée. De quoi participer à l'Europa League chaque année depuis 2013 et se qualifier à deux reprises pour les 16es de finale  -en février, ils ont échoué à ce stade face à Manchester United (3-0, 1-0)-.

En matière continentale aussi, le club revenait de loin: il n'avait plus été européen depuis 1982, hormis un épisode en coupe Intertoto à l'été 2005.

Un successeur, des réformes

Actuellement 7e de L1, il ne décrochera cependant pas un cinquième ticket européen d'affilée. Le club semble avoir atteint son seuil de performance au regard du budget dont il dispose (70 millions d'euros). 

Depuis trois ans, ne pas faire la saison et risquer de ne plus progresser était d'ailleurs la préoccupation majeure de Galtier, dont le successeur devra mener à bien un nouveau cycle et enclencher des réformes.

Le recrutement des joueurs à peaufiner

La cellule de recrutement doit être renforcée. Depuis deux ans, les joueurs engagés fermement ou sous forme de prêt ont souvent été décevants. Et le centre de formation n'apporte pas non plus de plus value. 

Le club stéphanois, précurseur dans ce domaine dans les années 1970 au temps de sa splendeur, a pris beaucoup de retard. Même si des jeunes de l'académie se sont bien vendus, comme Kurt Zouma (15 millions d'euros à Chelsea), Faouzi Ghoulam (5 millions à Naples) ou Allan Saint-Maximin (à Monaco pour la même somme).

Et le club stéphanois devra trouver de nouvelles ressources financières, par acquisition du stade Geoffroy-Guichard ou par apport de capitaux extérieurs, pour rester un prétendant à l'Europe.
 

AS Saint-Etienne : l'interview de Christophe Galtier, sur le départ
Il a coaché les verts de 2009 à cette année, et a marqué l'équipe de son empreinte. Christophe Galtier s'en va et a confié quelques réflexions à Fatima Bouyablane et François Coudert, de notre rédaction de France 3 Loire. - Interview de Fatima Bouyablane et François Coudert

 

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