Vidéo d'allégeance à l'EI: quatre jeunes radicalisés mis en examen et écroués, dont un roannais

Quatre des cinq jeunes radicalisés arrêtés en France -dont un à Roanne- après l'interception d'une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique, laissant craindre la préparation d'une action violente, ont été mis en examen samedi et écroués.

Par AFP/CC

Vidéo d'allégeance à Daech, un roannais interpellé et écroué
Quatre des cinq jeunes radicalisés arrêtés en France -dont un à Roanne- après l'interception d'une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique, laissant craindre la préparation d'une action violente, ont été mis en examen samedi et écroués.


Quatre des cinq jeunes radicalisés arrêtés en France après l'interception d'une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique, laissant craindre la préparation d'une action violente, ont été mis en examen samedi et écroués.

Ces quatre suspects, mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, avaient été interpellés mardi à Villeneuve-d'Ascq, Roanne et près de Rouen. Ils étaient en contact via la messagerie cryptée Telegram: c'est l'évocation dans leurs échanges d'une vidéo d'allégeance à l'EI qui a fait craindre la préparation d'un possible attentat et déclenché leurs arrestations.

Un roannais converti à l'islam meneur du groupe

L'un d'eux, un homme de 20 ans interpellé à Roanne, fait figure de meneur, a précisé une source proche de l'enquête. Ce converti radicalisé était en contact sur cette messagerie prisée des jihadistes avec un homme de 22 ans et sa compagne de 20 ans, arrêtés à Villeneuve-d'Ascq, près de Lille, ainsi qu'avec un mineur interpellé près de Rouen.

Deux pistolets 9 mm et deux fusils-mitrailleurs, modifiés pour ne plus permettre de tirer en rafale, avaient été retrouvés à son domicile. Il détenait ces armes légalement, les deux fusils-mitrailleurs n'étant pas, dans cet état, considérés comme des armes de guerre.


La jeune femme conteste son implication

Son arsenal a néanmoins été confisqué et il va faire l'objet d'une interdiction de détention des armes, a précisé la source judiciaire. Les quatre suspects n'ont pas donné la même version des faits en garde à vue, la jeune femme notamment réfutant son implication, a rapporté la source proche de l'enquête.

L'enquête, désormais entre les mains d'un juge d'instruction antiterroriste, est confiée à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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