Les “Mercredis de l'Ostéopathie” pour les enfants en difficulté en Grenoble

L'initiative est grenobloise. Depuis 30 ans, des ostéopathes bénévoles consacrent le mercredi à un dispensaire destiné aux enfants porteurs de handicaps ou aux familles en difficulté financière. Entre nous, la rubrique des belles idées de France 3 Alpes, s'est invitée à une consultation. 

Par France 3 Alpes

Siloé est née il y a quelques semaines. Au moment de l'accouchement, le cordon ombilical est resté enroulé autour de son cou pendant quelques minutes. Sa maman Marie était inquiète des conséquences possibles. Au dispensaire des ostéopathes, elle a trouvé conseils et réconfort.

"Il n'est pas du tout bloqué sur le plan crânien", explique Pierre Arlot, ostéopathe,  à une autre famille. "En revanche il est totalement sur le plan émotionnel, il est complètement bloqué au niveau thoracique" ajoute-t-il après avoir ausculté un petit garçon. 

Tous les médecins dans ce dispensaire sont ostéopathes et bénévoles. Lorsque l'association a été créée à Grenoble il y a 30 ans, ces mercredis de consultation gratuite étaient destinés aux nourrissons et aux enfants en situation de handicap. Au fil du temps, les portes se sont ouvertes plus grand, aux familles en difficulté financière.

Certaines ne se seraient jamais payées une telle visite. Les consultations chez les ostéopathes ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie, elles le sont par certaines mutuelles. Le dispensaire reçoit beaucoup de mères célibataires, et de personnes qui souffrent d'isolement. Cette première auscultation de 45 minutes permet parfois une réorientation vers d'autres médecins. 


Plusieurs fois déjà l'association s'est rendue à Cuba ou au Maroc dans des orphelinats. En Rhône-Alpes, il y a désormais des "Mercredis de l'ostéopathie " à Voiron, Chambéry et Romans.


Egalement dans "Entre Nous"

La Corde à Linge, rue Génissieu dans le quartier Lakanal à Grenoble, c'est une boutique-atelier de créateurs. Le lieu est dédié à l'échange et aux rencontres, on peut y suivre des cours de couture, louer une machine à coudre, acheter des patrons... Pour faire face à la crise après plus de trois ans d'existence, Maria la fondatrice a lancé une souscription auprès de son réseau. Un apport financier de quelques euros parfois, en bons ou préachats pour aborder 2014 avec plus de sérénité. 

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