Montebourg dit avoir trouvé la parade au plan social de GE Hydro/Alstom à Grenoble

Arnaud Montebourg entouré du maire de Grenoble, Eric Piolle et du président de la Métro, Christophe Ferrari / © France 3 Alpes
Arnaud Montebourg entouré du maire de Grenoble, Eric Piolle et du président de la Métro, Christophe Ferrari / © France 3 Alpes

L’ancien ministre socialiste de l’Economie, Arnaud Montebourg, était à Grenoble ce mardi 2 octobre 2017 répondant à une demande de soutien des salariés de GE Hydro/Asltom. Il assure avoir trouvé la parade au plan social qui prévoit la suppression de 345 des 800 emplois du site.

Par France 3 Alpes avec AFP

Arnaud Montebourg a proposé ce lundi 2 octobre à Grenoble un montage inédit pour sauver les salariés de GE Hydro/Alstom d’un plan social de grande ampleur.


Le scénario, qui pourrait, selon l’ancien ministre de l’Economie, sauver le site est un mélange d’action politique, de lutte syndicale et de menace de poursuites pénales.

L’Etat en première ligne


"Il reste quinze jours pour que l'Etat rachète les actions qu'il loue à Bouygues au sein d'Alstom et qu'ensuite il fasse jouer l'option de rachat de GE Renewable", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie, qui avait oeuvré à la rédaction de l'accord de co-entreprise lors du mariage entre General Electric et la partie énergies d'Alstom en 2014.


Pour l'avocat et homme politique qu'a été Arnaud Montebourg, "il est impossible que ça ne se fasse pas", mettant en avant un risque de poursuites pénales pour "détournement de fonds publics par négligence" pour l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.


En effet, "après la fusion Siemens-Alstom (annoncée la semaine dernière, ndlr), il y a une prime de 4 euros par action et un dividende exceptionnel qui sera versé de 4 euros par action, soit 8 euros par action. Si l'Etat n'exerce pas son option d'achat d'actions (de Bouygues), il se prive de 380 millions d'euros de gains possibles", a-t-il expliqué.


Arnaud Montebourg soutient General Electric
Intervenants : Arnaud Montebourg ; Gregory Vauclin, délégué du personnel CFE/CGC ; Claude Villani, délégué syndical CGT - Jean-Christophe Pain, Gilles Ragris et Eric Achard

La menace


"Il y a un risque pénal maximal pour l'actuel ministre de l'Economie" a insisté M. Montebourg, rappelant le précédent de Christine Lagarde, condamnée par la Cour de justice de la République.

Si le gouvernement, pour le moment très silencieux sur le plan social en cours qui concerne 345 des 800 postes du site de turbines hydroélectriques de pointe de Grenoble, opère cet achat d'actions, il se permettrait ensuite "d'exercer l'option de rachat de la co-entreprise GE Renouvelables entre le 1er et le 31 mai 2018, une option utilisable encore aux mêmes dates en 2019", a détaillé Arnaud Montebourg.

Le "militant engagé de la cause du ‘made in France’", comme il se décrit lui-même, avait replongé dans l'accord qu'il avait participé à rédiger, le brandissant devant les plus de 300 salariés du site, leur famille et des retraités d'Alstom et de Neyrpic. 


Enfin, si tout ce passe selon ce scénario, Arnaud Motebourg qui a créé son entreprise de conseil au démarrage d'entreprises, propose de travailler "bénévolement" à la recherche d'investisseurs pour reprendre cette activité "d'avenir dans l'énergie renouvelable, de pointe et unique au monde".

Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) et le président de la métropole grenobloise Christophe Ferrari (PS) vont s'associer à la députée Emilie Chalas (LREM) pour interpeller le ministre de l'Economie pour lever cette option d'achat.

Le temps est compté. L’option d’achat expire le 17 octobre.



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