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Paris Nice 2017 : André Greipel au sprint, Alaphilippe toujours en jaune

© SEBASTIEN NOGIER/EPA/MaxPPP
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Les sprinteurs se sont offert un dernier match, jeudi, à Bourg-de-Péage, dans la cinquième étape de Paris-Nice qui a tourné à l'avantage de l'Allemand André Greipel avant les trois dernières journées décisives de la "course au soleil". L'auvergnat Alaphilippe est lui toujours en jaune.

Par AFP

© Paris-Nice 2017
© Paris-Nice 2017


Les sprinteurs se sont offert un dernier match, jeudi, à Bourg-de-Péage, dans la cinquième étape de Paris-Nice qui a tourné à l'avantage de l'Allemand André Greipel avant les trois dernières journées décisives de la "course au soleil".

Au lendemain de la prise de pouvoir de l'auvergnat Julian Alaphilippe (24 ans), le plus fort dans le contre-la-montre du Mont Brouilly, les plus rapides du peloton se sont expliqués dans un sprint en légère montée, de l'ordre de 3-4 %. Pour le profit de Greipel qui a su patienter dans le sillage du Français Arnaud Démare pour produire son effort.

50 derniers mètres

"J'ai attendu le plus longtemps possible", a déclaré Greipel qui s'est dégagé en force dans les 50 derniers mètres pour s'imposer nettement à Démare et au Néerlandais Dylan Groenewegen, sur la même ligne.

Derrière ce trio, l'Australien Michael Matthews a pris la quatrième place devant l'Allemand John Degenkolb. Tous deux ont pris rang en vue de Milan-Sanremo, la première grande classique de la saison que Démare, vainqueur l'an passé, a préparé aussi dans les meilleures conditions.
Matthews, qui débute sa saison dans Paris-Nice, s'est amélioré au fil des jours. Jusqu'à signer une performance de haut vol, pour un routier-sprinteur,
dans le contre-la-montre du Mont Brouilly (7e) malgré une chute dans la montée et un problème mécanique.

Alaphilippe toujours en jaune

Cette étape de 199,5 kilomètres, animée par une échappée de six coureurs (Domont, Berhane, Périchon, Calmejane, Zurlo, Di Grégorio), s'est avérée sans conséquence sur le classement général, malgré la crevaison du deuxième, le Français Tony Gallopin, dans la dernière heure de course.

Alaphilippe a passé une journée "assez tranquille" de son propre aveu. "J'ai eu du mal à trouver les sensations", a souri le coureur de Quick Step, en position de force pour devenir le premier Français à inscrire son nom au palmarès depuis Laurent Jalabert en 1997. "Mais ça allait mieux dans le final". 

Contador salue le français

Son coup d'éclat du Mont Brouilly a marqué les esprits et ses adversaires. "C'est un grand talent", a salué l'Espagnol Alberto Contador qui prévoit un duel, pour la victoire finale, entre Alaphilippe et Gallopin, séparés par 33 secondes au classement général. 

"Je suis en deuxième ligne et il est clair que ce sera très compliqué pour moi (de gagner)", a reconnu l'ancien vainqueur du Tour (2007, 2009). Mais il reste encore trois journées au maillot jaune qui, il est vrai, est avantagé par le final de la 6e étape, un mur de 1300 mètres (à 9,8 %) de pente d'arrivée.

Attaquer malgré tout ?

D'Aubagne (Bouches-du-Rhône) à Fayence (Var), le parcours de 193,5 kilomètres comporte six ascensions. Soit un terrain truffé d'obstacles et favorable aux embuscades dans l'arrière-pays varois. En 2009, Contador, qui semblait avoir course gagnée, avait subi une mémorable fringale dans une étape arrivant déjà à Fayence.

"Ce n'est pas parce que j'ai le maillot jaune que je courrai forcément en défense", a annoncé Alaphilippe, vrai puncheur qui excelle dans les montées pentues, "Si je dois attaquer pour défendre mon maillot jaune, je le ferai".

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