Professeurs non-remplacés : le rectorat de Grenoble, cible de la colère de parents d'élèves

Photo d'illustration / © Flickr
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Plusieurs courriers de parents d'élèves nous sont parvenus. D'Ardèche, mais également de l'Isère. Ils dénoncent les non-remplacements de professeurs absents. Et le silence du rectorat de Grenoble face aux demandes.

Par Aude Henry

Premier établissement concerné : le collège Les Perrières, à Annonay. L'un des quatre plus gros collèges d'Ardèche, qui accueillent plus de 800 élèves. Mais certains parents d'élèves commencent à y perdre patience. Ils s'inquiètent sérieusement pour la scolarité de leurs enfants, du fait du non-remplacement de professeurs absents. L'an dernier déjà, l'apprentissage des mathématiques avait été sérieusement perturbé. L'absence prolongée de deux professeurs de mathématiques n'avait été comblée, que partiellement. Des heures de cours, puis des semaines n'ont ainsi été pas assurées.
Et voilà que depuis la rentrée, il y a de nouveau souci. Les parents d'élèves de huit classes de ce collège se disent tout bonnement scandalisés. Dans le courrier qu'ils nous ont adressé, ils affirment que le rectorat de Grenoble reste sourd à leur demande. Ni le standard, ni le service de suppléance du rectorat n'a été joignable au téléphone, de toute la journée de vendredi dernier. La direction du collège aurait pourtant trouvé un remplaçant au professeur absent, mais n'aurait toujours pas reçu l'aval de l'administration selon les parents d'élèves. Il semblerait que le rectorat ne validerait pas ce remplacement du fait, notamment, de sa durée limitée à quinze jours.

Autre situation similaire : au lycée de l'Edit, à Roussillon, en Isère. Dans une courrier dont nous avons reçu copie, également adressé au président de la République, un couple de parents d'élèves de classe de seconde et terminale, s'insurgent du non-remplacement de deux professeurs. L'un de mathématiques, l'autre d'espagnol. Deux absences extrêmement préjudiciables à la scolarité de nos enfants, précisent les parents, qui argumentent en soulignant l'obligation légale de l'Education nationale, d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires inscrites au programme.
A défaut du remplacement de ces professeurs absents, ces parents menace de porter l'affaire en justice : le fait d’être privé des enseignements obligatoires fait perdre à nos enfants une chance de réussite à leurs examens (Baccalauréat) et peut porter atteinte à leur scolarité et leur orientation (première S).


Pour l'heure, nous n'avons pas réussi à joindre le service de communication de l'académie de Grenoble.

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