Clermont-Ferrand : le monde de la nuit touché par les changements de modes

Nouveaux modes de vie, envie de faire la fête autrement, les discothèques ferment peu à peu. / © Laurent Pastural - France 3 Auvergne
Nouveaux modes de vie, envie de faire la fête autrement, les discothèques ferment peu à peu. / © Laurent Pastural - France 3 Auvergne

Les nuits de Clermont-Ferrand n’échappent pas à la tendance nationale, la fermeture de près d’une discothèque sur deux en 30 ans. En cause, les changements de mentalité et de consommation, on ne fait plus la fête comme avant.

Par Cyrille Genet

La fermeture en 2016 de la BBox, un des plus grandes discothèques en France, de l’Usine qui n’aura vécu que 3 ans, du Phidias tenu par le mythique Boudu jusqu’en 2000, la liste des discothèques qui ont rythmé les nuits des Clermontois et qui ont fermé s'allonge.

Il y a l’Usine, lancé en 2014 par l’ancien boxeur Hugo Kasperski. Il voulait en faire un lieu de concerts capable d’accueillir des galas de boxe, mais 3 semaines de fermeture administrative au printemps 2017 et une fréquentation en baisse ont eu raison de sa détermination.

Il y avait aussi la BBox, ouverte en 2005 aux portes d’une zone commerciale. Avec ses 4000 mètres carrés, une capacité de 3000 personnes et des têtes d’affiche comme le DJ David Guetta et Joey Star, elle était une des plus grandes de France. Au matin du 1er janvier 2016 le rideau est tombé, un restaurant festif de 190 places a ouvert en août 2017, plus adapté à la demande de la clientèle qui sort toujours, mais se distrait autrement.

Le Phidias, à Orcines, c’était pendant 40 ans le lieu de passage incontournable de toutes les vedettes faisant étape à Clermont-Ferrand, reçues par Boudu, l’homme perché sur ses patins à roulettes pour qui des générations de noctambules sont toujours "ses enfants". Une société organisant des spectacles y a installé ses bureaux quelques années, puis le bâtiment est tombé sous les coups des pelleteuses en 2009 pour laisser la place à un lotissement.

Mais il y a ceux qui résistent, et se battent comme au Them’s en centre-ville. Une discothèque réputée pour ses soirées étudiantes qui attire beaucoup de gens jeunes et d’autres aussi. Ou le Bombshell, à la tonalité plus rock’n’roll. Mais au prix de sérieuses mesures de sécurité et de contraintes. Ici comme ailleurs les mentalités ont changé.
La fièvre du samedi soir à Clermont-Ferrand

 

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