La cyberattaque mondiale n’épargne pas la région Auvergne-Rhône-Alpes

A Clermont-Ferrand, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité travaillent quasiment 24H/24 depuis vendredi 12 mai, date de début de la cyberattaque mondiale. De nombreux clients de cette société ont été victimes des rançongiciels. / © C. Fallas / France 3 Auvergne
A Clermont-Ferrand, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité travaillent quasiment 24H/24 depuis vendredi 12 mai, date de début de la cyberattaque mondiale. De nombreux clients de cette société ont été victimes des rançongiciels. / © C. Fallas / France 3 Auvergne

La région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas épargnée par la cyberattaque mondiale. Exemple à Clermont-Ferrand, où depuis vendredi 12 mai, une entreprise spécialisée dans la cybersécurité œuvre quasiment 24h/24  pour venir en aide à ses clients.

Par Kamel Tir

C’est connu, le malheur des uns… Créée il y a tout juste un an, Busi-Corp est une entreprise de Clermont-Ferrand spécialisée dans la cybersécurité. Autant dire que la cyberattaque mondiale débutée vendredi 12 mai dope l’activité d’une société déjà bien sollicitée.

« Parce que vos antivirus et pare-feux ne suffisent pas à empêcher les pirates de pénétrer votre réseau et piller vos données, nous vous aidons à améliorer efficacement votre sécurité numérique ». Sur son site internet, l’entreprise affiche la couleur. Mais depuis la cyberattaque massive, l’entreprise n’a guère besoin de vanter son savoir-faire pour séduire de nouveaux clients. Des rançongiciels, logiciels malveillants qui bloquent les ordinateurs et peuvent aller jusqu’à chiffrer les fichiers, ont été disséminés dans au moins 150 pays. Surnommé « Wannacry », celui-ci exige une somme d’argent pour rendre accessibles les données piratées.

« La première chose à faire est d’endiguer l’attaque. Si ça vient juste d’arriver, il faut tout débrancher. Débrancher le réseau évite que le virus ne se répande » conseille Florian Busi, co-gérant de Busi-Corp.
Europol, qui soutient les Etats membres de l’Union européenne dans la lutte contre la grande criminalité internationale, a insisté sur « la rapidité inédite de la propagation du virus, qui combine pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique ».




Le site www.nomoreransom.org fournit aux victimes de la cyberattaque des informations pratiques pour « libérer votre vie numérique sans avoir à payer les attaquants ». « Notre premier conseil est de ne pas payer la rançon. En envoyant de l’argent aux cybercriminels, non seulement vous confirmerez que les rançongiciels fonctionnent, mais il n’y a aucune garantie que vous obteniez la clé de déchiffrement en retour » insiste le site.


Hacker ou pirate ?


Pendant ce temps-là, les services d’Europol poursuivent la traque de ces hackers à l’origine de ce kidnapping inédit de données informatiques.
Dans l’unique entreprise auvergnate de cybersécurité  on insiste sur la différence qui existe entre hacker et pirate. « Un hacker, pour nous c’est un passionné qui aime bidouiller, qui aime savoir ce qu’il se passe derrière les choses. Pour être un bon spécialiste de la cybersécurité il faut être un bon hacker. La différence entre un hacker et un pirate c’est juste une question d’éthique » explique Bastien Busi, co-gérant de Busi-Corp.

La cyberattaque mondiale n'épargne pas la région Auvergne-Rhône-Alpes
Depuis vendredi 12 mai, une attaque informatique de grande ampleur touche des centaines de milliers d'ordinateurs du monde entier . Ce virus chiffre les fichiers des machines infectées et demande une rançon pour pouvoir les récupérer. En Auvergne-Rhône-Alpes, des entreprises sont touchées. Intervenants: Florian Busi,Co-gérant Busi-Corp / Bastien Busi, cogérant-Busi Corp - C.Fallas / A. John / A. Cretin

 

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