VIDEO. Les IUT ont 50 ans et séduisent toujours autant les étudiants

Les IUT ont 50 ans et séduisent toujours autant
Les IUT, ou instituts universitaires technologiques, ont 50 ans. Aujourd'hui, ces formations post bac de deux ou trois ans affichent complets et les taux d'insertions dans le monde professionnel sont parmi les meilleurs. Alors quelle est la recette d'un tel succès? Intervenants : Aurélien Bernard (étudiant en licence professionnelle), Flavien Paccot (chef du département Systèmes Industriels Automatisés et Maintenance à Clermont-Ferrand), Pierre Brenon (technicien responsable d'équipement). - Reportage d'Aurélie Darblade et Bruno Lebret. Montage de Benoit Courtine.

Il y a 50 ans, les instituts universitaires technologiques ou IUT faisaient leur apparition dans le paysage universitaire français. Aujourd'hui, ces formations post-bac de deux ou trois ans affichent complets et des taux d'insertions dans le monde professionnel parmis les meilleurs.

Par Stéphane Moccozet

Aurélien Bernard a 24 ans. Après un BTS, il a fait le choix d’obtenir une licence professionnelle. « Je préférais avoir des études courtes et travailler directement », explique celui qui se revendique « pas fan d’école ». Il a bien essayé d’intégrer le monde du travail après son brevet de technicien supérieur avant de se rendre compte « qu’un niveau d’étude, c’est important ». « Je suis revenu là et en plus ça me plaît ». En Auvergne, Aurélien n’est pas seul à avoir choisi l’IUT, ils sont 3 500 jeunes dans la région.
 
Les Instituts Universitaires Technologiques offrent la possibilité de faire des études courtes et la garantie de trouver plus facilement un travail. Par exemple, à Clermont-Ferrand, 86% des élèves de la licence professionnelle « Systèmes Industriels Automatisés et Maintenance » trouvent un emploi  dans l'année qui suit leur fin d'étude.  Autre chiffre éloquent : plus de 50% de ces étudiants ont signé un CDI moins d'un mois après l’obtention de leur diplôme.
 
La clé de cette réussite, c’est la proximité entre les IUT et les entreprises selon le chef de département en génie industriel et maintenance de l’établissement clermontois. « On a des industriels qui nous relancent toutes les années pour avoir des stagiaires qu’ils prennent pendant dix semaines en DUT, seize semaines en licences professionnelles ou trente-huit semaines en licences professionnelles en alternance, pour les embaucher ensuite », explique Flavien Moyens.
 
Après son stage chez un aluminier de la région,  Pierre Brenon a signé un contrat à durée indéterminée. La transition entre étude et travail s'est faite en douceur puisqu'il connaissait déjà l'entreprise. A 23 ans, il ne regrette pas la filière d’apprentissage qu’il a choisie. « Ça m’a permis, déjà de m’immiscer dans l’entreprise et d’approfondir les connaissances acquises en cours, de travailler avec des professionnels, ce qui permet d’apprendre beaucoup plus vite », dit le jeune actif.

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