Feux de broussaille en Auvergne, la prudence est de mise

Les départs de feu se multiplient en Auvergne à cause d'une sécheresse
Depuis le début de l'année 2017, les feux de broussaille sont fréquents en Auvergne, à cause notamment de la sécheresse des sols. Intervenants : commandant Pierre Joly (responsable CTA-CODIS) et Nathalie Jolibert (climatologue Météo-France) - Christian Lamorelle et Olivier Martinet. Montage de Patricia Raclet.

Les préfectures des différents départements auvergnats rappellent que les feux de plein air et l’écobuage sont strictement réglementés.  Les départs de feu se sont multipliés ces derniers temps. En cette période de sécheresse, il faut redoubler d’attention. 

Par Virginie Cooke

 Depuis le début de l’année 2017, les départs de feu se multiplient dans les quatre départements auvergnats. Les pouvoirs publics alertent sur les dangers des feux de plein air et des écobuages d’autant plus que la sécheresse renforce ce risque d’incendie.

Des feux de broussailles se sont même déclenchés en plein hiver ce qui n’est pas chose courante. Pendant les vacances de Noel, il y a même eu un incendie dans la vallée de Chaudefour qui a été difficile à maîtriser. Plus de 15 hectares de végétation sont partis en fumée. Le 19 avril, cette fois-ci un feu de broussailles a eu lieu sur les Hauts de Chanturgue.

 220 départs de feu dans le Puy-de-Dôme depuis le 1er janvier



« On en a recensé un nombre important puisque depuis le 1er janvier on dénombre 220 départs de feu sur le département du Puy-de-Dôme. La principale raison c’est la sécheresse hivernale qui nous engendre des risques supplémentaires donc on a un peu plus de départs de feu » explique le commandant Pierre Joly, responsable CTA-CODIS.

Des précipitations contrastées en Auvergne


Du côté de météo-France, lorsqu'on regarde la carte qui recense les précipitations sur l'Auvergne entre septembre 2016 et avril 2017, la situation n'est pas partout la même.

«  En fait, on a une situation qui est un peu contrastée. En Limagne, on a eu des précipitations proches de la normale. Par contre, on a des déficits assez importants que les zones de relief, notamment le Sancy, le Forez avec 30 à 50% de déficit » détaille Nathalie Jolibert, climatologue Météo-France.

Pour l'instant, d'ici fin avril, aucune pluie abondante n'est attendue, ce qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs d'autant que les gelées nocturne sont de retour.

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