Les cerfs-volants et les avions ne fileront pas dans le ciel de Gergovie les 30 septembre et 1er octobre.  A un peu plus de deux semaines de l'évènement, les organisateurs de l'évènement ont décidé d'annuler.

"La préfecture a validé l'évènement sur le principe, mais nous ne pouvons pas l'organiser dans les conditions qui nous sont imposées au niveau des parkings" explique Hervé Vilaspasa, président de l'Association d’Animations Culturelles et Touristique. "La préfecture ne veut pas que les parkings soient disposés sur le plateau comme ils l'étaient lors des éditions précédentes pour des raisons de sécurité." 

L'organisation a bien cherché des solutions de remplacement. "On a pensé installer les voitures plus bas, vers le rond-point d'Opme, et monter le public en bus. On a trouvé quelques parcelles avec la gentillesse de plusieurs propriétaires terriens. Malheureusement, on était sur six parcelles distinctes soit six entrées et six sorties à gérer. Les flux de voitures, de piétons et de bus auraient été ingérables. Avec des parkings éclatés sur plusieurs endroits, il aurait fallu trop de bénévoles. Cette configuration aurait aussi été trop dangereuse, avec un grand risque d'incivilités, donc nous avons dû renoncer."

Mais la décision est douloureuse d'autant que le retour de l'évènement, disparu du calendrier depuis 2013, était très attendu. "On y travaillait depuis un an. On avait un spectacle magnifique. Il y avait de l'engouement. On attendait 50 à 60.000 personnes. On avait quasiment doublé le nombre d'exposants. On avait même prévu des surprises au-delà du programme que l'on avait dévoilé jusque-là. Et après les difficultés financières des années passées, nous avions en plus le soutien du groupe Centre France, qui co-organisait l'évènement et qui nous avait permis d'envisager le retour de Cervolix."

Les questions de sécurité auront finalement eu raison de l'édition 2017. Mais les organisateurs, loin d'être découragés, se tournent déjà vers la suite. "Tout le monde est déçu, mais remotivé comme jamais pour 2018. On va essayer de trouver des solutions en partenariat avec la préfecture pour résoudre cette question des parkings." Et si le dialogue n'aboutit pas ?  "Si ça se fait pas au plateau de Gergovie, pourquoi ne pas aller le faire en dehors du Puy-de-Dôme ou de l'Auvergne ? Plusieurs lieux sont intéressés pour accueillir l'évènement. Mais j'espère qu'on n'en arrivera pas là ... Ca ne serait plus vraiment Cervolix ..."