Seita de Riom (63) : le projet de Scop compromis

C’était un peu la réunion de la dernière chance pour les salariés de la Seita de Riom qui souhaitent créer une Scop et sauver ainsi 40 emplois sur les 239 supprimés. Lundi 2 octobre, ils étaient reçus par le représentant du groupe Impérial Brands qui a refusé de leur céder les outils de production, condition sine qua non pour une reprise d’activité. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
C’était un peu la réunion de la dernière chance pour les salariés de la Seita de Riom qui souhaitent créer une Scop et sauver ainsi 40 emplois sur les 239 supprimés. Lundi 2 octobre, ils étaient reçus par le représentant du groupe Impérial Brands qui a refusé de leur céder les outils de production, condition sine qua non pour une reprise d’activité. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Des salariés de la Seita de Riom (63) souhaitent créer une Scop et sauver ainsi 40 emplois sur les 239 supprimés. Lundi 2 octobre, ils étaient reçus par le représentant du groupe Impérial Brands qui a refusé de leur céder les outils de production, condition sine qua non pour une reprise d’activité.

Par Kamel Tir

C’était un peu la réunion de la dernière chance. Lundi 2 octobre, en fin de journée, des salariés de la Seita, à Riom, dans le Puy-de-Dôme, ont échangé pendant deux heures avec  le directeur industriel Europe du groupe Impérial Brands. Au cœur des discussions : le business plan de la Scop des tabacs que souhaitent créer 40 salariés. Au terme de la réunion, la multinationale a refusé de céder les outils de production indispensables à la reprise d’une activité.

« Le directeur a essayé pendant 2 heures de démonter notre business plan » explique Stéphane Allègre, président de l’association pour la conservation de la filière tabacole française. « Tout cela pour nous dire que nous ne pourrons pas récupérer les locaux. Toujours sous prétexte d’un business plan jugé non réaliste, il a rejeté la cession des machines en location ou à la vente ».


Ces outils seront détruits !




Grosse déception pour ne pas dire amertume du côté des salariés. Des salariés qui ont proposé de revoir le business plan même s’ils restent opposés à l’analyse du directeur industriel.  « On ne cachera rien aux salariés. Chaque salarié qui voudra s’investir dans le projet de Scop est libre de le faire avec les risques que tout entrepreneur peut prendre puisqu’il n’y a jamais rien de garantie dans toute activité » insiste Stéphane Allègre.

Les salariés n’obtiendront donc pas les machines indispensables à la reprise d’une activité. « Ces outils seront détruits ! » ne décolère pas le porte-parole des salariés. "Il va falloir que les pouvoirs publics et l’Etat encadrent un peu mieux tout ça. Qu’on laisse les outils à des salariés porteurs de projets. On sent bien qu’ils ne veulent pas de concurrence. Même une infime part de marché qu’on pourrait leur prendre leur fait peur » se désole-t-il.


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