Selon la direction du groupe, il y aurait eu une amélioration de la rentabilité, ce qui justifierait ce revirement. Le groupe pharmaceutique français Sanofi conservera donc son activité de sous-traitance de principes actifs chimiques. Exit les options de cession ou d’une coentreprise. « Les salariés sont soulagés » s'exclament les représentants syndicaux. « Mais le travail ne s’arrête pas pour autant, indique Christian Senectaire, délégué syndical CFDT Sanofi Chimie. Il faut que l’on comprenne pourquoi on en est arrivés là. L’avenir à court terme est assuré, mais on attend de voir ce qu’il en est d’un projet d’entreprise sur le long terme. » 

Même constat du côté de la CGT. « Nous sommes contents de conserver cette unité de production de principes actifs des sites d’Elbeuf et de Vertolaye, assure Thierry Bodin, coordinateur CGT Sanofi. Mais nous voulons que la décision soit définitive. La direction parle d’une amélioration et d’un besoin de consolidation de la rentabilité. Mais on ne veut pas qu'il y ait une consolidation pour être mieux revendus ensuite. On veut des garanties ».

L’activité chimie de Sanofi avait été scindée en deux entités. L’une pour ses  propres besoins et l’autre pour la sous-traitance. Cette dernière regroupait trois sites : Elbeuf (Seine-Maritime), Vertolaye (Puy-de-dôme) et Ujpest (Hongrie). 1600 salariés étaient concernés, dont 860 sur le site auvergnat.
Vendredi 5 mai les représentants syndicaux rencotnraient la direction de l'entreprise qui leur a présenté le plan de production pour les sites, sans trop rentrer dans les détails. Un comité central d'entreprise doit être organisé le 22 juin pour déterminer les objectifs futurs de Sanofi sur les sites.