Dardilly : une battue organisée samedi pour déloger des sangliers de la ville

Une population d'une trentaine de sanglier a élu domicile sur un terrain vague proche du cimetière de Dardilly, non loin d'un bois. Une opération de délogeage a échoué une première fois et les sangliers ont visité la ville. Samedi, c'est une battue qui devrait les convaincre d'aller voir ailleurs. / © Christian Watier/Maxppp
Une population d'une trentaine de sanglier a élu domicile sur un terrain vague proche du cimetière de Dardilly, non loin d'un bois. Une opération de délogeage a échoué une première fois et les sangliers ont visité la ville. Samedi, c'est une battue qui devrait les convaincre d'aller voir ailleurs. / © Christian Watier/Maxppp

Une population d'une trentaine de sanglier a élu domicile sur un terrain vague proche du cimetière de Dardilly, non loin d'un bois. Une opération de "délogeage" a échoué une première fois et les sangliers ont visité la ville. Samedi, c'est une battue qui devrait les convaincre d'aller voir ailleurs.

Par Christian Conxicoeur

La nouvelle aurait pu presque passer inaperçue. Pourtant, une trentaine de sangliers qui déambulent joyeusement jeudi dans les rues de Dardilly (Métropole de Lyon), ça n'est pas tous les jours. Entre riverains goguenards et administrés inquiets de voir leur voiture ou leur jardin dégradés, ou juste de se retrouver nez-à-nez avec 50 à 90 kilos de sangliers, la société de chasse communale a été tenue de réagir. Une battue sera donc organisée samedi à Dardilly.

En fait, c'est une opération de décantonnement qui est à l'origine de la joyeuse pagaille. Les bêtes occupaient un terrain vague proche du cimetière et on a tenté de les déloger pacifiquement pour les orienter vers un nouveau territoire. Mais les sangliers sont retors, et ils ont choisi la tangente.

"Les sangliers en zone périurbaine, c'est un phénomène que l'on retrouve un peu partout". Pas blasé, mais réaliste. Charles Jullian, président de la fédération de chasse du Rhône et de la métropole de Lyon tempère l'enthousiasme du journaliste qui "découvre" les sangliers en ville.

"On est confronté à une explosion de la population " ... et à des visites en milieu urbain de plus en plus fréquentes confie-t-il. Selon Charles Jullian, plusieurs facteurs pourraient expliquer l'augmentation du nombre de sangliers : les températures plus chaudes en hiver, très favorables aux marcasins -frileux-, et les nombreuses cultures de maïs dont les sangliers sont plus que friands. Quant à leur présence en ville, l'urbanisation des campagnes et les corridors verts semblent faciliter le transit des bêtes jusque dans le coeur des agglomérations. 

Alors, reste à effectuer la battue, et c'est bien là le plus dur, car les règles sont draconniennes, spécialement en milieu périurbain. Il faut 5 chasseurs minimum, des gilets oranges pour tous, un carnet de battue signé au début et à la fin par chacun des chasseurs, des panneaux posés pour avertir de la chasse, des tirs "fichant" c'est-à-dire dirigés vers le sol ... et bien-sûr pas de tir vers les habitations. Et d'ici là, les sangliers auront peut-être pris le large...



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