“Dimanche en politique“ : ”Médicaments, vaccins : amis ou ennemis ? ”

© Ph.Bette
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Dimanche en politique" s'intéresse au Levothyrox. 9000 signalements, 63 plaintes, les malades se plaignent d'effets indésirables. Le débat porte aussi sur ces laboratoires qui font la sourde oreille. Lise Riger a invité une patiente et des spécialistes. Merck, mis en cause, a décliné l'invitation. 

Par Philippe Bette

C'est un sujet qui enflamme les réseaux sociaux depuis quelques semaines: La nouvelle formule du Lévothyrox, un traitement endocrinien suivi par 3 millions de malades, a déclenché une vague de protestation et bientôt de colère, qui a surpris par sa vigueur. 9000 signalements, 63 plaintes déposées et maintenant une action judiciaire engagée contre le fabricant,le laboratoire Merck, dont le siège social est à Lyon. La justice marseillaise est par ailleurs saisie. Elle a ouvert une enquête qui ne fait que commencer ...        

C'est cette problématique d'actualité dont s'est emparée l'équipe de "Dimanche en Politique" cette semaine, en pointant du doigt la défiance suscitée tant par ce médicament que par la vaccination obligatoire, autre sujet de polémique. Le gouvernement veut en étendre la portée, suscitant une nouvelle controverse.   

Sur le plateau de Lise Riger, Isabelle Marques, une patiente résidant à Trévoux (Ain) et placée sous Levothyrox depuis 1992. Elle dit avoir aussitôt observé des symptômes sévères depuis la prise du Lévothyrox nouvelle formule. Elle est prête à porter plainte à son tour si le laboratoire fait la sourde oreille. " Mes symptômes ont doublé. Cette fatigue extrême, c'est désespérant"; explique-t-elle . Un cas parmi bien d'autres et que les spécialistes n'arrivent pas toujours à comprendre .

Charles Thivolet, endocrinologue au CHU de Lyon et spécialiste de la thyroïde, s'interroge lui -même sur tous ces cas répertoriés de fatigue généralisée induite par la nouvelle formule du médicament. Prudent, il se demande s'il n'y a pas une interaction méconnue avec d'autres pathologies. Il faudrait selon lui "mener une étude en parallèle sur les deux formules du médicament" pour comprendre les mécanismes de "'cette molécule très particulière".

Méfiance vis à vis des labos  


Quoi qu'il en soit, la polémique autour du Levothyrox nouvelle formule révéle une profonde méfiance vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques et même à l'encontre des autorités de santé,  comme pour le Médiator .Une défiance que l'on retrouve chez les constestataires de la vaccination obligatoire, dont le gouvernement veut pourtant encore étendre la portée.

Le professeur Bruno Lina, virologue, responsable du centre de référence national de lutte contre la grippe, enumère les mérites de la vaccination. Elle a permis d'éradiquer nombre de maladies sévères comme la polyomélite, la variole, la tuberculose. Autant d'épidémies dont les générations de moins de quarante ans, observe -t-il, n'ont pas eu à souffrir. Pour lui, "la balance bénéfice-risque" penche indubitablement en faveur du vaccin: "Sinon, ce serait une catastrophe sanaitaire".

Francois Blanchardon représente les associations d'usagers de la santé qui exercent toujours plus de pression grâce à internet et aux réseaux sociaux. Une exigence accrue vis à vis de tous les partenaires de santé qui ne trouve pas toujours de réponse ou d'intrerlocuteur : "On ne peut pas, dit-il, s'exonérer d'une information". C'est pourtant ce que pense la direction du laboratoire Merck qui, conviée sur le plateau de "Dimanche en politique", a préféré décliner l'invitation...  

  Pour revoir l'intégralité de "Dimanche en politique", c'est ici :                

               
     

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