L’extravagante cérémonie chorégraphiée par Decouflé, les désormais mythiques blousons argentés de l’équipe de France ou encore la joie communicative des champions… Les JO d'Albertville, ce sont avant tout des images. Des images qui ont marqué tous ceux qui ont eu la chance de vivre cet évènement historique. Mais pour que naisse ce moment d’histoire du sport, tout un département s'est mobilisé.

Structures et investissements: que reste-t-il des sites olympiques ?

Pour accueillir ces Jeux, la Savoie a dû s’équiper. Une piste de Bobsleigh à la Plagne, une patinoire pour accueillir les épreuves de curling dans la petite commune de Pralognan-la-Vanoise. De très lourds investissements ont été consentis. Et, une fois la fête passée, les emprunts, eux sont restés. Il a fallu entretenir à grands frais ces coûteuses installations dont on ne savait plus trop quoi faire. Certaines communes ont frôlé la faillite.

Finalement, de nouvelles utilisations ont été trouvées pour rentabiliser ces installations. Et les investissements d’infrastructure (amélioration du chemin de fer et création de l’autoroute) ont permis aux stations savoyardes de se développer jusqu’à créer certains des plus grands domaines skiables du monde.

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Ils ont incarné les Jeux

 
Les collectivités ont joué un rôle important pour permettre la tenue de cet évènement mondial et braquer les projecteurs du monde entier sur la Savoie. Mais pour exister et marquer les mémoires, ces Jeux se sont surtout appuyés sur tout le peuple de Savoie.

La petite fille qui a chanté la Marseillaise, les pisteurs qui ont façonné la face de Bellevarde, les milliers de bénévoles qui, partout, ont donné de leur temps pour aider à la tenue des épreuves ou encore le petit garçon qui tenait la main de Michel Platini avant d’allumer la flamme olympique ; des foules d’anonymes ont marqué ces Jeux de leur empreinte.

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Ces jeux furent le théâtre de grands moments de l’histoire des sports d’hiver français. Chacun se souvient, par exemple, de la spectaculaire descente d’Edgar Grospiron qui, derrière un rideau de neige, devenait le premier champion olympique de ski de bosse de l’histoire de l’olympisme.

Nous avons choisi de vous faire revivre deux moments marquants de ces Jeux dans les conditions de l’époque. 

 
La descente de Franck Piccard

 

Les organisateurs avaient choisi d’impressionner dès le premier de compétition : Les jeux allaient s’ouvrir sur l’épreuve reine de la descente messieurs. Une épreuve qui marquerait les esprits par son tracé hors norme. Au programme : pentes vertigineuses à près de 70% et un passage devenu mythique de moins de dix mètres de large entre deux parois rocheuses, le passage de l’Ancolie.

Avant de s’élancer, Franck Piccard n’est pas favori de l’épreuve. Plutôt menu par rapport aux cadors de la discipline que sont les autrichiens Patrick Ortlieb ou Günther Mader, les observateurs ne donnent pas cher se peau sur une piste si exigeante. D’autant qu’il arrive sur ces JO en manque de résultats.
 

Hockey: France - Canada, un match homérique  

 


Outsiders, eux aussi, l’équipe de France de Hockey nourrit une folle ambition pour ce tournoi olympique à domicile : accrocher une place en quarts de finale. Une telle performance serait un véritable exploit pour cette équipe qui n’avait jamais connu la première division mondiale. 

Ce match d’ouverture face à un des immenses favoris du tournoi va leur donner l’occasion aux coéquipiers de Philippe Bozon de prouver leur valeur. Ce match homérique sera suivi de deux victoires contre la Suisse et la Norvège. Objectif atteint.

En quart de finales, l’équipe de France tombera logiquement face à une équipe des Etats-Unis trop forte pour elle.


Les Jeux Olympiques d'Albertville en 12 photos

Diaporama. Albertville 1992 en images

 

Bonus: Albertville 92 vu par "Les Inconnus"