Deux documents à revoir dans Enquêtes de Régions. Le premier reportage revient sur le combat de Philippe Poncet contre la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO). En seconde partie d'émission, bilan des nouveaux rythmes scolaires, 18 mois après leur lancement.
 
 

Revoir l'émission

 

VIDEO. Revoir "Enquêtes de Régions" sur le combat contre la BPCO & les rythmes scolaires

 
 

Le combat de Philippe Poncet contre la B.P.C.O.

C’est une maladie qui touche des milliers de personnes et se cache derrière un acronyme barbare. La B.P.C.O. ou Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive.

Philippe Poncet, un Savoyard, est condamné à vivre sous oxygène en raison de cette maladie. Il est entré dans ce "handicap respiratoire" fin 2008, après un diagnostic du Professeur Brambilla, du CHU de Grenoble. Un choc total et frontal pour un dévoreur de vie face à une pathologie qui touche principalement les bronches et les poumons, provoquant une insuffisance respiratoire sévère et irréversible. Une pathologie qualifiée de "tueur silencieux".

Le verdict médical est tombé alors que Philippe venait d'avoir 48 ans: emphysème sévère, trouble obstructif majeur, B.P.C.O. stade 4 et insuffisance respiratoire définitive. Une condamnation sans appel, irréversible, avec des échéances médicales programmées.  

20.000 décès par an 

Méconnue, la B.P.C.O. serait à l'origine de 20.000 décès par an en France. On parle de 3,5 millions de personnes touchées dans l'hexagone, seulement un million serait diagnostiqué. Il s'agit d'un rétrécissement irréversible des bronches qui entraîne un essoufflement puis une altération du tissu élastique des poumons. 

Cette insuffisance respiratoire sévère impose aujourd’hui à Philippe d'être sous oxygénothérapie 80% du temps et en permanence la nuit. Pour être plus autonome, il utilise un oxygénateur portable au quotidien.

Depuis son village de Savoie, près de Moûtiers, il entend désormais donner une autre vision de la maladie et un nouveau sens à sa vie.

Président d'une association de patients, O2&Cie, Philippe a pour objectif de redonner espoir aux personnes atteintes en leur montrant que la volonté permet d'atteindre des sommets.

Philippe Poncet à l'entraînement


Les défis de Philippe

Avec son association, l'ancien sportif de haut niveau se lance des défis pour repousser les limites de la maladie et insuffler un message d'espoir. 

Après avoir réalisé en 2013 l'ascension du col de L'Espigoulier, le plus haut col routier des Bouches-du-Rhône, il a choisi en 2014 de battre le record du monde de l'heure à vélo sous assistance respiratoire. Au final, 23.890 kilomètres parcourus en une heure, tout en étant branché sous assistance respiratoire. Philippe est allé au bout de ses limites pour faire exploser le chrono.

En 2015, il veut encore repousser les limites de sa maladie avec le record du monde de vitesse sur le 200 mètres lancé sur le vélodrome d’Eybens (Isère). 

Pour préparer au mieux ces rendez-vous, Philippe s’est entouré de médecins, d’ex-sportifs de haut niveau, de kinés. Une équipe taillée pour tenir ses objectifs et aller au bout de l'effort, au bout du souffle.

Pendant près d’un an, une équipe de France 3 l'a suivi dans son combat contre la maladie mais également son combat médiatique pour sensibiliser et faire connaître sa pathologie.

Son combat principal reste celui de la prévention et du dépistage précoce, des solutions pour faire face aux dépenses de santé colossales de la prise en charge de la maladie.

Extrait
la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (extrait)

  • Reportage Yoann Etienne, Yves-Marie Glo,  Azedine Kebabti


>> Revoir l'émission "Rhône-Alpes Matin" consacrée à la B.P.C.O. avec le Professeur Christophe Pison, pneumologue au CHU de Grenoble et Philippe Poncet

 
 
 

Rythmes scolaires, 18 mois après

© By Christine Cabalo - https://www.dvidshub.net/image/1049647, Public Domain
© By Christine Cabalo - https://www.dvidshub.net/image/1049647, Public Domain
 
Comment les nouveaux rythmes scolaires impactent-ils nos enfants et les communes chargées de les organiser?

Le constat n’est pas rassurant 18 mois après la généralisation. Exemple à Saint-Etienne et Lyon.

La première ville a instauré la gratuité et opté pour le dispositif Peillon avec des journées de classe réduites. La seconde a choisi un dispositif d'organisation dérogatoire baptisé Hamon qui permet de regrouper les temps périscolaires sur une demi-journée, en faisant payer les activités proposées aux enfants.

Fatigue des enfants, organisation des activités, intérêts pédagogiques et financiers: comment les familles, les enseignants, les élus vivent-ils cette réforme au quotidien?

Extrait
Les rythmes scolaires (extrait)

  • Reportage : Anthony Laurent, Vincent Diguat, Thierry Swiderski, Philippe Gagnaire