Deux loups abattus en Savoie après des attaques de troupeaux

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Deux loups ont été abattus en Savoie les 15 et 17 août a t-on appris ce vendredi 18 août 2017. Les bêtes ont été tuées à Valloire et à La Léchère après de nouvelles attaques de troupeaux. La semaine dernière encore, plus de 300 moutons ont été tués par un ou plusieurs canidés.

Par Yann Gonon avec AFP

Deux loups ont été abattus en Savoie, mardi à Valloire et jeudi à La Léchère, dans le cadre des opérations autorisées en cas d'attaques de troupeaux, a annoncé  ce vendredi 18 août 2017 la préfecture. L'animal tué le 15 août est un jeune adulte femelle de 25 kilos et celui abattu les 17 août un jeune adulte mâle de 35 kilos, précise la préfecture de Savoie dans un communiqué.

Les cadavres ont été pris en charge par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et déposés jeudi au laboratoire départemental d'analyses vétérinaires de la Savoie afin d'y réaliser les prélèvements nécessaires.
Les opérations ont été mises en oeuvre par les lieutenants de louveterie intervenant sur ces deux secteurs, avec le concours de chasseurs habilités, sous le contrôle technique de l'ONCFS.

Des abattages après 2 nouvelles attaques


Ces abattages font suite à la délivrance d'autorisations "de tirs de défense renforcée" à des éleveurs victimes d'attaques récurrentes sur leurs troupeaux.

La dernière attaque importante a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 août à Naves sur la commune de La Léchère. Cette nuit là, 320 moutons sont morts et 70 sont toujours portés disparus. Plusieurs bêtes ont été directement attaquées par le loup mais la plupart, affolées, ont sauté une barre rocheuse comme on peut le découvrir sur les images tournées par un proche de l'éleveur et mises en ligne sur youtube.


"Travailler pour la gloire, c'est pas la peine"


Sur les 320 bêtes tuées, une centaine appartenaient à Jean Blanc, éleveur de moutons à Monteux, dans le Vaucluse. Chaque année, il envoie pour l'été ses 700 moutons à l'estive en Savoie. "C'est une catastrophe" affirme cet éleveur à la retraite qui espérait que son fils reprenne la ferme familliale. Selon lui, la perte financière s'élèvera à 14 000 euros : "mon fils me pousse à arrêter, travailler pour la gloire, c'est pas la peine".


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