Eboulement du Granier. “Depuis 20 ans on surveille la face nord”, explique un spécialiste

Invité du journal des Alpes ce lundi 11 janvier, Fabrice Hobléa, spécialiste de la montagne et de ses soubresauts et enseignant chercheur au CNRS à Chambéry, a expliqué ce qui s'était produit ce samedi 9 janvier 2016. Un éboulement certes important mais en rien comparable avec celui de 1248.

Par Valérie Chasteland

Selon Fabrice Hobléa, la météo et les pluies continues de ces derniers jours sont probablement à l'origine de cet éboulement : " l'eau s'est infiltrée dans les fractures de la roche calcaire et a sapé la stabilité de la paroi ", explique le spécialiste.


Un éboulement important ?

Pour le volume  et d'après les premières estimations, c'est une plaque de 180 mètres de haut et 85 de large soit 170 000 mètres cube qui est tombée. De nouvelles mesures vont être effectuées dès que la météo le permettra, pour confirmer ces premiers chiffres.

 

Un massif sous  surveillance

La paroi du Granier est instable et les scientifiques la surveillent de près. "Grâce au réseau des galeries spéléo, des fissuromètres ont été installés. Le fissuromètre est un appareil qui mesure l'évolution des fractures de décompression à l'intérieur de la montagne" raconte Fabien Hobléa " qui ajoute : "depuis 20 ans on surveille et ça ne bouge pas"

Fabien Hobléa Chercheur CNRS Chambéry
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Le Granier  n'est pas la seule montagne à s'effriter dans les Alpes. De multiples glissements de terrains ou éboulements de falaises ont marqués les populations et défiguré le paysage. Et souvent la catastrophe a été évitée de peu .
Le rappel de Jean-Christophe Pain :

 

Les éboulements dans les Alpes

 

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