Ski alpin/Coupe du monde : Alexis Pinturault met le cap sur le slalom de Levi en Finlande

Alexis Pinturault, à la FIS d'Aspen, dans le Colorado, le 19 mars 2017 / © EZRA SHAW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Alexis Pinturault, à la FIS d'Aspen, dans le Colorado, le 19 mars 2017 / © EZRA SHAW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Cap sur Levi et le slalom qui lui a fait souvent perdre le Nord : privé du géant d'ouverture, annulé le 29 octobre à Sölden à cause du vent violent, Alexis Pinturault entend relancer un cycle vertueux entre les piquets serrés dimanche en Finlande.

Par Cécilia Sanchez (avec AFP)

Au pays du Père Noël, le meilleur skieur français ressort de sa hotte une discipline qui lui donne beaucoup de plaisir aux entraînements, mais des résultats irréguliers. "On a mis l'accent sur le slalom cet été, on a beaucoup travaillé, notamment à Ushuaïa où on s'est confrontés avec Victor (Muffat-Jeandet) aux Slovènes, aux Italiens, aux Britanniques, notamment Dave Ryding. Techniquement, je pense avoir progressé, alors que l'an dernier j'avais régressé", explique Pinturault depuis Sola (nord-est), où les slalomeurs tricolores ont parfait leur préparation.

On a mis l'accent sur le slalom cet été, on a beaucoup travaillé
 


Le skieur de Courchevel avait au moins deux bonnes raisons de "remettre l'accent sur le slalom", la discipline qui offre le plus de points avec 10 épreuves et deux parallèles au calendrier. Or, le Savoyard a besoin de ce "matelas" de points, qui a manqué lors des précédentes campagnes, s'il veut enfin soulever en mars prochain le gros globe de cristal, le trophée le plus convoité de la Coupe du monde, après avoir terminé trois fois troisième au général.




Retrouver le fil

Et puis Pinturault, âgé de 26 ans, veut retrouver le fil de ses deux victoires majeures en slalom, qui commencent à dater, à Val d'Isère (8 décembre 2012) et à Wengen (19 janvier 2014). En outre, aller défier sur leur terrain de prédilection l'Autrichien Marcel Hirscher et le Norvégien Henrik Kristoffersen, c'est la bonne démarche psychologique et tactique.

"Je me suis bien entraîné cet été, techniquement et physiquement, je suis prêt à encaisser l'ensemble de l'hiver", renchérit Pinturault, fort désormais d'une préparation personnalisée. Retrouver la confiance, une donnée essentielle en slalom, c'est primordial pour Pinturault mais aussi l'ensemble des slalomeurs tricolores, en manque de résultats, souligne l'entraîneur italien Simone Del Dio.


Un groupe qui a belle allure

Le groupe a pourtant belle allure, confluence d'expérience (Julien Lizeroux de Moutiers en Savoie et le double champion du monde de slalom Jean-Baptiste Grange), de jeunesse (Clément Noël/Robin Buffet) et de polyvalence (Pinturault et Muffat-Jeandet). 

Le sextuple vainqueur de la Coupe du monde Hirscher a annoncé seulement ce vendredi vouloir prendre le départ dimanche et signer ainsi son retour à la compétition deux mois après s'être fracturé la malléole à l'entraînement.

Côté dames, quatre Bleues, dont la débutante savoyarde Johanna Boeuf, prendront le départ samedi.

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