AVC et maladies neuro-dégénératives : des chercheurs de l’université de Bourgogne ont fait une découverte importante

Le laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorimotrice" de l’université de Bourgogne (INSERM - U1093 - Dijon) a mis en évidence un mécanisme physiologique qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la restauration des fonctions cérébrales après lésion (AVC) ou pour ralentir l’effet des maladies neuro-dégénératives.
Le laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorimotrice" de l’université de Bourgogne (INSERM - U1093 - Dijon) a mis en évidence un mécanisme physiologique qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la restauration des fonctions cérébrales après lésion (AVC) ou pour ralentir l’effet des maladies neuro-dégénératives.

Des équipes de recherche de l’université de Bourgogne ont mis en évidence un mécanisme qui pourrait jouer un rôle important dans la restauration des fonctions cérébrales après un AVC ou le ralentissement des maladies neuro-dégénératives.

Par B.L.

"Des chercheurs de l’Institut Italien de Technologie (IIT, Gênes) et du laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorimotrice" de l’université de Bourgogne (INSERM - U1093 - Dijon) viennent de mettre en évidence un mécanisme physiologique qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la restauration des fonctions cérébrales après lésion (AVC) ou ralentir l’effet des maladies neuro-dégénératives", indique l'université bourguignonne.

"On connaissait l’existence de neurones miroirs, des neurones actifs lors de l’exécution d’actions ainsi qu’à l’observation de ces mêmes actions. Néanmoins, cette propriété du cerveau qui consiste à coupler la perception visuelle au cortex moteur n’avait jamais été testée dans le cadre du remodelage des circuits corticaux.

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Dans une première expérience, les chercheurs ont vérifié la réorganisation des cartes corticales motrices lors de l’immobilisation du bras. En effet, à l’inverse d’une hyper activité de la main comme c’est le cas chez les musiciens par exemple, une hypoactivité due à l’immobilisation du bras et de la main de courte durée (10h) induisait une réduction de la zone cérébrale motrice responsable de la mobilité manuelle.

Dans une deuxième expérience, des sujets immobilisés regardaient des paysages naturels, et d’autres des vidéos d’actions de préhension manuelle d’objet divers. Alors que l’atrophie de la zone corticale due à l’inactivité restait visible pour le groupe ayant regardé le documentaire, celle-ci disparaissait après l’observation des vidéos montrant des mouvements de la main.

Dans une dernière expérience, les chercheurs ont voulu comparer cette propriété du système miroir à mobiliser le cerveau moteur par la seule perception visuelle avec une méthode bien connue des sportifs qui consiste à s’entraîner mentalement en imaginant les mouvements. Étonnamment, aucune compensation de l’atrophie n’a pu être mise en évidence lorsqu’ au lieu de regarder les vidéos, on imagine les gestes de préhension.

Ces résultats montrent pour la première fois qu’il est possible de modifier l’architecture du cortex moteur par simple observation d’actions. Cette propriété représente une solution thérapeutique très prometteuse pour prévenir sans médicament l’effet de l’inactivité.

 

Une découverte importante pour soigner les AVC et les maladies neuro-dégénératives

 

Reportage d’Anne Berger et Isabelle Rivierre avec :

  • Julien Bourrelier, étudiant chercheur au laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorielle"
  • Thierry Pozzo, responsable du laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorielle"
  • France Mourey, chercheur du laboratoire "Cognition, action et plasticité sensorielle"

 

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