Côte d'Or : un apiculteur de Saulieu sauve ses ruches grâce au crowdfunding

Damien Pelotier a lancé une campagne de crowdfunding pour sauver ses ruches décimées par un parasite. A 3 jours de la date-limite, il a déjà récolté plus que les 1500 euros initialement visés. Cependant, la somme ne lui permettra pas de couvrir l'ensemble de ses frais.

Mise à jour, 16h30 : La campagne de financement participatif de Damien Pelotier est une réussite. ​Le montant récolté a stagné pendant quelque jours avant de faire un bond après la diffusion sur notre antenne d'un reportage sur les difficultés rencontrées par l'apiculteur. La barre des 1500 euros a été franchie et Damien ne cache pas sa joie : "C'est super. Cela va vraiment m'aider". Cependant, le gérant de l'abeille à safran voudrait aller plus loin : "je vais avoir 10 000 euros de frais. Alors si je récolte plus que visé, c'est encore mieux". Il reste encore 3 jours avant la clôture de sa campagne de crowdfunding.

Mise à jour, 15h40 : Damien Pelotier est optimiste. ​Il ne lui reste que 3 jours pour récolter les 1500 euros visés avec sa campagne de crowdfunding. Mais après la diffusion d'un reportage sur notre antenne, le financement participatif a fait un bond de 62%. Il est passé de 410 à 1361 euros en une seule journée.

Damien Pelotier gère l’exploitation L’abeille à safran située en plein cœur du parc naturel du Morvan.
Il a orienté son activité autour du crocus de safran : cette fleur fournit aux abeilles le pollen nécessaire à la fabrication du miel. Quant aux pistils, une fois séchés, ils donnent les précieuses épices. Le safran porte le surnom « d’or rouge », et pour cause, il dispute à la vanille Bourbon le titre d’épice la plus chère au monde. Un kilo se négocie autour de 30 000 euros.

Pourtant, Damien n’est pas millionnaire, loin de là. La production du moindre gramme de safran nécessite l’exploitation de 150 à 200 fleurs, dont les pistils sont récoltés et transformés à la main.

Damien Pelotier
Damien Pelotier


Un hiver trop doux


Un coup du sort vient de s’abattre sur L’abeille à safran. L’hiver trop doux a permis le développement des Varroas, sorte d’acariens qui ont participé à l’effondrement des colonies d’abeilles.

Résultat : Damien Pelotier a perdu 90% de ses abeilles. Son activité économique est en péril. Aujourd’hui, le jeune homme s’en sort grâce au RSA (revenu de solidarité active).

Les ruches de Damien Pelotier ont été décimées
Les ruches de Damien Pelotier ont été décimées


Appel aux dons


Mais Damien ne se laisse pas abattre.
Depuis le 26 janvier dernier, il a lancé un appel à la solidarité sur la plate-forme de crowdfunding (en français, « financement participatif ») Ulule. La somme récoltée doit lui permettre de reconstituer ses essaims et de relancer son activité. Il vise la somme de 1 500 euros. Si cet objectif n’est pas atteint en totalité ou dépassé, l’apiculteur ne touchera rien du tout.

A 4 jours de l’échéance, seul un tiers du montant visé a été récolté. Cependant, les statistiques du site Ulule précisent que c’est durant les derniers jours d’une campagne de crowdfunding que sont engrangés la plus grande partie des fonds. En échange de votre générosité, le jeune apiculteur propose, en fonction du montant de votre don, des récompenses allant d’une visite des ruches à 2 kilos de miel de safran.

durée de la vidéo: 01 min 31
Côte d’Or : un apiculteur de Saulieu en appelle à la solidarité sur Internet

Reportage : Elsa Bezin et Tiphaine Pfeiffer / Montage : Charles Morhain
Intervenant : Damien Pelotier, apiculteur



Qu’est-ce que le crowdfunding ?
Le financement participatif ou crowdfunding consiste en une levée de fonds, la plupart du temps via Internet. Ce système repose sur le principe de participations multiples, en échange de récompenses fixées par le crowfunder. Les projets concernés par le crowdfunding couvrent de nombreux domaines, comme les arts, la défense de l’environnement ou encore l’éducation. Parmi les plates-formes qui proposent ce type de projets, on trouve, outre Ulule, Kisskissbankbank  ou WiSEED, pour le monde de l’entreprise. En Bourgogne, le système a fait ses preuves, notamment en permettant la restauration de la toiture du chateau de Rochefort, à Asnière-en-Montagne (Côte-d'or).
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