70 ans après la bombe d'Hiroshima : les anti-nucléaires sont rassemblés à Dijon

Ils disent non aux armes nucléaires. 70 ans après l'explosion de la bombe d'Hiroshima, des militants ont marqué une minute de silence place de la République, à Dijon ce jeudi 06 août 2015.
Ils disent non aux armes nucléaires. 70 ans après l'explosion de la bombe d'Hiroshima, des militants ont marqué une minute de silence place de la République, à Dijon ce jeudi 06 août 2015.

A l'occasion du 70 ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima et Nagasaki, le collectif Stop aux armes nucléaires a établi ce matin son campement à Dijon, Place de la République. Durant quatre jours les militants vont jeûner et informer les passants. 

Par LR avec AFP

Ils sont se sont installés à Dijon pour 4 jours pour demander l'interdiction des armes nucléaires. 70 ans après l'explosion de la bombe d'Hiroshima, une trentaine de personnes ont marqué une minute de silence ce jeudi 6 août 2015 place de la République, à Dijon. Ils seront aussi présents samedi au centre atomique de Valduc en Côte d'Or. 

Reportage Michel Gillot et Daniel Waxin

Rassemblement des anti-nucléaires à Dijon
Rassemblement pacifique place de la République à Dijon de militants anti-nucléaires à l'occasion du 70ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima au Japon

Le 06 août 1945 à 8h15....Une bombe nucléaire explose à Hiroshima

Le monde a marqué ce jeudi 06 août 2015 par une cérémonie à Hiroshima, le 70e anniversaire du premier bombardement nucléaire de l'histoire, qui conduisit à la capitulation du Japon et à la fin de la Seconde Guerre mondiale. A 08H15 (23H15 GMT mercredi), une jeune femme et un écolier ont frappé une grande cloche d'une longue poutre suspendue, geste immuable accompli à l'heure précise où un bombardier américain B-29 baptisé Enola Gay, volant à haute altitude, largua une bombe à uranium et sema le feu et la mort sur cette grande ville japonaise. Au son mourant de la puissante cloche puis du seul chant des cigales, omniprésent l'été au Japon, une foule de 55.000 personnes s'est recueillie dans le Parc mémorial de la paix de cette cité de 1,2 million d'habitants de l'ouest de l'archipel devenue un symbole du pacifisme.

Dotée d'une force destructrice équivalente à 16 kilotonnes de TNT, la bombe avait porté la température à 4.000 degrés au sol, anéantissant les alentours. On estime à 140.000 le nombre de morts, au moment de l'impact puis ultérieurement, sous l'effet de l'irradiation.

 "Mal absolu"

Le Premier ministre Shinzo Abe était là, entouré des représentants de 100 pays, le plus grand nombre jamais présent aux cérémonies de Hiroshima. 
"En tant que seul pays frappé par l'arme atomique (...) nous avons pour mission de créer un monde sans arme nucléaire", a lancé M. Abe à
la foule, précisant que son pays présenterait une nouvelle résolution destinée à abolir l'arme nucléaire à l'Assemblée générale de l'ONU cette année.
"Je veux que tout le monde sache ce qui s'est passé ici à Hiroshima, que c'est à la fois l'Homme qui en est la cause et l'Homme lui-même qui en est la victime", a déclaré à l'AFP Tetsuzo Kida, photographe indépendant présent à la cérémonie.

Le Comité international de la Croix-Rouge a souligné jeudi que les hôpitaux continuaient de soigner des milliers de survivants souffrant de séquelles de la bombe.

Inquiétude des survivants

"C'était une lueur soudaine, blanche, argentée", a raconté récemment à l'AFP Sunao Tsuboi, aujourd'hui âgé de 90 ans. "Je ne sais pas pourquoi j'ai survécu et vécu si longtemps. Plus j'y pense, plus ce souvenir est douloureux".

Trois jours après Hiroshima, l'armée américaine a largué une bombe au plutonium sur la ville portuaire de Nagasaki, tuant quelque 74.000 personnes. Le 15 août 1945, le Japon s'est rendu, marquant le terme de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon a été doté sous l'occupant américain d'une Constitution pacifiste juste après la guerre. Ces commémorations interviennent au moment où le Premier ministre nationaliste tente de faire passer des textes réinterprétant cette loi fondamentale afin de renforcer le rôle militaire du pays sur la scène internationale.


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