Bourgogne : pourquoi l'arrivée de “vins de France” inquiète la viticulture ?

© Augier Rodolphe
© Augier Rodolphe

La filière viticole de Bourgogne, terre de crus prestigieux, s'inquiète de projets d'implantation de la catégorie "vins de France". Il s’agit de vins d’entrée de gamme sans indication géographique, qu’on appelait autrefois "vins de table".

Par avec AFP

Faut-il craindre "une certaine confusion du consommateur" ?


Selon l'interprofession, la région a enregistré en 2017 "une très forte demande de droits de plantation" pour les "vins de France". Cela a poussé le conseil de bassin viticole (qui rassemble la Bourgogne, le Beaujolais, la Savoie et le Jura) à demander lundi à l'Etat, dans un avis, une limitation drastique des autorisations de ces plantations en 2018.

Le président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB) Jean-Michel Aubinel s'inquiète d'un possible "détournement de notoriété". Il craint "une certaine confusion auprès du consommateur".


Reportage en Saône-et-Loire avec
: Jean-Michel Aubinel, président de la Confédération des Appellation et des Vignerons de Bourgogne,
Valentin Chany, caviste à Charnay-les-Mâcon
Claude Chevalier, président délégué du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne
Les vins de France, une menace pour les viticulteurs bourguignons ?
L'interprofession demande une limitation des droits à planter ces "vins de table" et souhaite un large débat - Damien Boutillet, Damien Rabeisen

 Y aura-t-il un "développement massif d'une production de vins sans appellation" ?


"Si la réglementation permet une protection forte du mot "Bourgogne" ou de tout autre mot d'appellation sur l'étiquette, elle n'en interdit pas l'emploi pour localiser une entreprise sur la contre-étiquette", ajoute le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). "La crainte principale est un développement massif d'une production de vins sans appellation, à partir de cépages des zones d'appellation", précise le BIVB.

Il s'agit de "laisser le temps à la filière d'avoir un vrai débat sur le sujet", conclut Jean-Michel Aubinel.

A lire aussi

Sur le même sujet

Quand une association sensée lutter contre le chômage risque de voir ses deux salariés se retrouver au chômage

Près de chez vous

Les + Lus

Nouveau !Abonnez-vous aux alertes de la rédaction et suivez l'actu de votre région en temps réel

Je m'abonne