Côte-d'Or : un abattoir mobile va être testé pour réduire le stress des animaux

Images prétexte d'abattoir / © AFP
Images prétexte d'abattoir / © AFP

L'association L 214 a diffusé des vidéos sur les conditions indignes dans lesquelles les animaux sont parfois abattus. Une commission d'enquête s’est saisie du dossier et des mesures sont en cours pour diminuer la souffrance animale en abattoir.

Par B.L.

La commission d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie en France, pilotée par le député Olivier Falorni, a préconisé 65 mesures pour diminuer la souffrance animale en abattoir. L’une de ces mesures va permettre de tester à titre expérimental quelques abattoirs mobiles, afin de réduire le stress des animaux.

En Côte-d’Or, c’est Emilie Jeannin qui mènera cette expérience, en compagnie de quelques associés. Leur abattoir mobile, installé dans un camion doté d’un agrément CE,  se déplacera dans les fermes pour éviter aux bêtes le stress du transport dans un lieu inconnu.

L’éleveuse de bovins charolais est installée à Beurizot et a choisi la vente directe. Elle se rend tous les 15 jours à l’abattoir d’Autun. "Même si j’ai confiance en tous les intervenants là-bas, ne serait-ce que de faire une heure de route, d’emmener ma vache dans un lieu qu’elle ne connaît pas, c’est toujours une source de stress "  dit-elle. Or, qui dit stress, dit poussée d'adrénaline qui gâche la qualité de la viande et la fin de vie des animaux.

Le reportage de Michel Gillot, Jean-Louis Saintain, France 3 National et Chantal Gavignet


Côte-d'Or : un abattoir mobile va être testé pour réduire le stress des animaux
En Côte-d’Or, c’est Emilie Jeannin qui mènera cette expérience, en compagnie quelques associés. Leur abattoir mobile, installé dans un camion doté d’un agrément CE, se déplacera dans les fermes pour éviter aux bêtes le stress du transport dans un lieu inconnu. - Michel Gillot, Jean-Louis Saintain, France 3 National et Chantal Gavignet

Au cours d’un récent voyage en Suède, Emilie Jeannin a découvert le fonctionnement d’une unité mobile d'abattage. Cette solution l’a séduite. Elle y voit un modèle qui allie une démarche de rentabilité et toutes les valeurs auxquelles elle croit, c'est-à-dire élever des animaux le plus naturellement possible, faire une viande de qualité et faire attention au bien-être animal.


L'unité mobile 'Boeuf éthique" devrait commencer à fonctionner en 2017.  Plusieurs dizaines d'éleveurs sont déjà intéressés par cette expérience.

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