Des personnes déficientes visuelles pratiquent le vélo en tandem à Dijon

Tandem Dijon club permet à des personnes déficientes visuelles de faire du vélo mais aussi de nouer des liens d'amitié avec des personnes valides
Tandem Dijon club permet à des personnes déficientes visuelles de faire du vélo mais aussi de nouer des liens d'amitié avec des personnes valides

L’association Tandem Dijon club défend la balade en vélo pour tous, y compris pour les personnes porteuses d'un handicap. Une belle initiative dont la solidarité, selon les membres de l'association, doit dépasser la simple balade à vélo.

Par Myriam Bendjilali

Vivre le vélo en tandem, c’est aussi savoir user des forces et faiblesses de chacun pour avancer. Le Tandem Dijon Club propose aux déficients visuels et valides de se soutenir dans l’effort de pédaler.

Cela fait 40 ans que le Tandem Dijon Club propose à ses participants de s’unir autour du vélo. Objectif : aider les non-voyants à découvrir ou à redécouvrir le vélo.
 
Chacun son rôle : celui qui voit se place devant et guide la course, la personne déficiente visuelle se place derrière et pédale pour aider le premier.
 
L’expérience du vélo à deux donne à Rachel Perrin, membre malvoyante du club, l'impression " de pouvoir faire quelque chose ce qui n'était plus possible. C’est ressentir tout ce qui se passe autour : les bruits, les odeurs. Pour moi, c’est une sensation de liberté ". 

Au delà du tandem


 
Faire confiance à son camarade de route est donc essentiel. Sans cela, le duo ne fonctionnerait pas. C’est pour cela que le club exige plus que de savoir pédaler : il est necéssaire de discuter, apprendre de l’autre et apprendre de soi. Jacky Charles en témoigne : « C’est une autre façon de sentir les choses » confie ce cycliste déficient visuel.

Et pour ceux qui participent à l’aventure, le tandem se prolonge dans la vie quotidienne. Denis Bram, un aidant, guide par exemple Jacky dans ces démarches administratives.

Une longue amitié née sur un vélo et qui continue dans la vie de tous les jours. Jacky, pour être digne de son ami, exprime le plus possible son autonomie. Mais pour Denis, monter sur un tandem est un engagement : « Il ne s’agit pas que de vélo, il faut donner un peu de soi pour aider. »
 
 
 

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