Dijon : un douanier est accusé de "vols aggravés dans le cadre de ses fonctions"

Un douanier a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Dijon après avoir été présenté aux magistrats le 21 avril 2016. L'homme avait menacé des automobilistes à Gevrey-Chambertin, en Côte-d'Or. Il comparaît pour la 2e fois mardi 21 juin.

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Un douanier en poste à Roissy-en-France se trouve actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Dijon. Il est accusé de "vols aggravés, détention de marchandises contrefaisantes, détention et transport de stupéfiants : faits commis dans le cadre de l’exercice de ses fonctions". Il a comparu devant le tribunal correctionnel mardi 17 mai. L'affaire a été renvoyée au mardi 21 juin 2016 à 14 heures.

Une simple altercation entre automobilistes à l’origine de son arrestation ?

Le 19 avril dernier, l’homme de de 55 ans circulait sur la RD 974 lorsqu’il s’en est pris à un automobiliste. Le douanier, qui n’était pas en fonction à ce moment-là, aurait exhibé son brassard professionnel. L’automobiliste accompagné de sa femme et de ses enfants s’est aussitôt arrêté. C’est alors que le douanier aurait menacé la mère de famille avec une arme de poing.

Effrayé, le couple s'était rendu à la gendarmerie de Gevrey-Chambertin, suivi peu de temps après par le douanier en question. Très choquée, la mère de famille a eu quatre jours d'incapacité de travail. Son mari, un jour.

En possession de drogue et de contrefaçon

L'homme a été pacé en garde-à-vue après les dépositions du couple. Dans sa voiture, les gendarmes ont trouvé des objets de provenance incertaine. En fouillant son appartement, ainsi que son casier dans les bureaux de la douane, les enquêteurs ont également retrouvé des produits stupéfiants et des accessoires de luxe contrefaits.



La justice demande une expertise psychiatrique 

L’homme a comparu devant le tribunal correctionnel de Dijon le 17 mai 2016. L'avocat du prévenu, Me Louis Legentil, a demandé une expertise psychiatrique. Cet examen avait déjà été demandé, trois fois en 24 heures au moment de la garde à vue, mais n'avait pas été fait. "La procédure est grave", a dit l'avocat, "et s'agissant d'un agent de l'Etat, il doit être à ce titre irréprochable et la justice doit être irréprochable aussi à son égard". 

Selon l'avocat du prévenu, son client aurait fait trois tentatives de suicide : par défenestration, par strangulation, et en tentant de se jeter dans la cage d'escalier. Il aurait pendant sa garde à vue eu un comportement étrange, tour à tour hautain, agressif, en pleurs, suppliant à genoux que les faits ne soient pas révélés.

Le prévenu était présent dans le box des accusés. Il s'est exprimé avec un débit de paroles lent et saccadé, il a brièvement expliqué qu'il avait été dépassé par ses émotions, et qu'il n'était pas dans son état normal au moment des faits, tentant ensuite de présenter des excuses.

Après avoir suspendu l'audience et délibéré, le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique et renvoyé l'affaire au mardi 21 juin 2016 à 14 heures. 

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