Marcel Jacob, le grand oncle du petit Grégory, est-il “au bord du gouffre” ?

L'avocat de Marcel Jacob répond aux questions des journalistes à Dijon mardi 20 juin 2017 / © Sylvain Bouillot
L'avocat de Marcel Jacob répond aux questions des journalistes à Dijon mardi 20 juin 2017 / © Sylvain Bouillot

En 1984, le petit Grégory Villemin était retrouvé pieds et poings liés dans la rivière la Vologne dans les Vosges. Son grand-oncle Marcel Jacob a été mis en examen pour enlèvement. C’est un "homme au bord du gouffre", s’alarme son avocat.

Par avec AFP

Cela fait plus de 30 ans que les gendarmes dijonnais enquêtent sur la mort du petit Grégory.

Un spectaculaire rebondissement s’est produit en juin 2017. Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de Grégory Villemin, et son épouse Jacqueline 73 ans, ont été interpelés dans leur village d'Aumontzey, dans les Vosges.
Le couple a été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort. Les époux sont placés depuis, chacun de son côté, sous un très strict contrôle judiciaire, avec interdiction de rentrer dans les Vosges.

Marcel Jacob est un "homme au bord du gouffre", a prévenu mercredi l'avocat du grand oncle de Grégory Villemin 13 septembre 2017. "J'ai des craintes, il est au bout du rouleau, il n'en peut plus", a déclaré Me Stéphane Giuranna, trois mois après la mise en examen de son client.

Or, a affirmé Me Giuranna lors d'une conférence de presse, Marcel Jacob n'a jamais été entendu par la justice en 3 mois et vit extrêmement mal son contrôle judiciaire.



L'avocat de Marcel Jacob demande à la justice d'accélérer


"Je dis "dépêchez vous". Soit la justice a des éléments et elle nous juge, soit elle n'en a pas et elle prononce un non lieu, dit Me Stéphane Giuranna.

Me Giuranna a envoyé la semaine dernière un courrier à la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon pour demander la modification du contrôle judiciaire de son client.

Si la justice ne lui accorde pas, "dans quelques mois, si l'affaire n'a pas avancé, il rentrera chez lui quoiqu'il arrive", a mis en garde l'avocat.
"Il est temps de siffler la fin de la partie", a ajouté l'avocat, qui estime qu'il n'existait pas d'éléments nouveaux dans ce dossier

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