Le nouveau maire de Dijon sera élu lundi 10 août

La place François Rude, aussi appelée du bareuzai, à Dijon (archives) / © FTV
La place François Rude, aussi appelée du bareuzai, à Dijon (archives) / © FTV

Un conseil municipal extraordinaire est convoqué le 10 août 2015, à 14 h, pour élire le nouveau maire. Puis, à 17 h, l'assemblée du Grand Dijon se réunira pour choisir un nouveau président. Depuis le décès d'Alain Millot lundi 27 juillet, c'est Nathalie Koenders qui assure l'intérim à la mairie.

Par F.L.(avec AFP)

Conseil municipal extraordinaire

Lundi 10 août, l’ordre du jour est le suivant :
  • Installation d’un nouveau conseiller municipal en remplacement de Monsieur Alain MILLOT
  • Élection du maire
  • Élection des adjoints
  • Délégation de pouvoirs au maire à l’effet d’accomplir certains actes de gestion en vue d’en accélérer l’exécution
  • Élus municipaux – Indemnités de fonction et droit à la formation

François Rebsamen retournerait à la mairie de Dijon

François Rebsamen devrait redevenir lundi maire de Dijon, pour succéder à son ancien adjoint décédé fin juillet, et quittera, s'il est élu, le gouvernement, où sa succession au poste très exposé de ministre du Travail reste ouverte.
Après 16 mois au gouvernement, il a souhaité revenir à la tête de la ville qu'il a déjà dirigée pendant 13 ans. Une décision annoncée trois jours après le décès à 63 ans d'Alain Millot, à qui il avait confié les rênes de la municipalité en avril 2014.

Le nouveau maire de Dijon sera élu lundi 10 août 2015
  • Reportage : Anne Berger (images France 2)
  • Technicien vidéo : Emmanuel Picaut
  • Montage : Chantal Gavignet

Pas de cumul possible

Lors de la réunion du Conseil municipal, lundi à 14H00 François Rebsamen, 64 ans, sera dans un premier temps candidat au mandat de maire.
A 17H00, il devrait ensuite retrouver également le siège de président du Grand Dijon, occupé lui aussi pendant 16 mois par Alain Millot.
Dans un premier temps, le ministre du Travail et de l'emploi, qui n'a jamais été un chaud partisan du non-cumul des mandats, souhaitait cumuler les fonctions et rester au gouvernement. Mais il s'est fait sèchement recadrer par l'Elysée et Matignon qui lui ont rappelé la règle : "On ne peut pas être chef d'un exécutif et membre du gouvernement". Son remplacement devrait donc se faire rapidement. Selon une source proche du dossier, le ministre serait remplacé après le Conseil des ministres de rentrée, qui a lieu le 19 août.

Et qui pour lui succéder au ministère du Travail, l'un des postes les plus ingrats de l'exécutif en période de chômage de masse ? Plusieurs hypothèses ont été avancées pour préserver les équilibres politiques: un proche de François Hollande, un membre de l'aile gauche du PS pour envoyer un message à l'électorat à deux ans de la présidentielle, un écologiste...

Un parcours difficile au ministère du travail

Parmi les successeurs possibles, Alain Vidalies, l'actuel secrétaire d'Etat au Transport, a juste laissé filtrer que l'emploi ne l'a "jamais laissé insensible". Les noms de Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, en plein conflit des éleveurs, ou de Jean-Marc Germain, un proche de Martine Aubry, ont aussi été cités. Au Travail, François Rebsamen -qui était plus tenté au départ par le portefeuille de l'Intérieur- a connu plus de désillusions que de succès. Depuis sa prise de fonctions, Pôle emploi a vu affluer plus de 200.000 chômeurs supplémentaires. Il a lui-même reconnu un temps un "échec" du gouvernement, avant de tabler sur une baisse effective du nombre de demandeurs d'emploi "à la fin de l'année" 2015.
Son successeur devra donc se mettre au travail sans attendre et être un familier des dossiers.
Malgré les couacs et les divergences, François Rebsamen a su préserver l'image d'un fin politique lors de son passage, et maintenir des rapports cordiaux avec les partenaires sociaux.
A Dijon, l'annonce de son retour n'est considérée ni comme "une grande surprise", ni "anormale" par la chef de file (LR) de l'opposition municipale, Anne Erschens.
S'il veut à nouveau se consacrer à Dijon, ça ne pourra "se faire qu'à plein temps", fait-elle toutefois valoir. Autre élu d'opposition, Emmanuel Bichot (LR) fustige en revanche un "retour piteux" du ministre, lui prédisant "le mandat de trop" à la mairie de Dijon.
Outre François Rebsamen, aucun autre conseiller municipal n'a jusqu'à présent fait savoir qu'il sera candidat au poste de maire.

Mars 2014, François Rebsamen était élu maire de Dijon... et appelé au gouvernement

Aux municipales de mars 2014, la liste conduite par François Rebsamen avait recueilli 52,84% des voix dans une triangulaire qui l'opposait au sénateur LR de Côte-d'Or Alain Houpert (34,02%) et au FN Edouard Cavin (13,13%).
Alain Millot, 63 ans, avait succédé en avril 2014 à la tête de la ville à François Rebsamen, appelé au gouvernement pour devenir ministre du Travail. Il avait été le premier-adjoint de ce dernier depuis 2001.
Au siège de conseiller général puis conseiller départemental de Côte-d'Or qu'il occupait depuis 2008, c'est son suppléant Lionel Bard, également conseiller municipal à Dijon, qui prendra sa suite.
En octobre, M. Millot avait annoncé publiquement être atteint d'un cancer.



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